
Mascara laisse son empreinte sur son quotidien.
Créé en 2019 à des fins cathartiques, le groupe réunissant Valentin Beaucourt (chant/guitare), Guillaume Guirao (guitare), Maxime Lebredonchel (basse), Clément Aulnois (drums) et Vincent Juvillier (samples/synthés) sort en 2026 son premier album, Going Postal, via Fever LTD..

Le groupe frappe fort d’emblée avec Nova Ardor, une première composition lourde et entêtante qui nous matraque l’esprit grâce à un groove brutal mais accrocheur avant de s’apaiser légèrement pour accueillir les parties vocales. On retrouvera quelques touches plus dissonantes, mais aussi d’autres très planantes comme sur Marrow qui prend naissance sur des claviers avant de se construire une base très mélancolique orientée Post-Rock/Shoegaze, comptant sur des harmoniques transcendantes. Mass vient lui emboîter le pas avec un sample vocal peu compréhensible noyé sous des synthétiseurs qui nous mènent à Nerium où la saturation revient en force nous ensevelir sous une montagne de sonorités lancinantes qui accompagnent à merveille le chant. On remarque une approche assez similaire sur N_E_S_N_S_J_W, titre d’abord très accessible puis finalement assez abrasif sur certains passages, ce qui contraste avec les parties vocales avant d’être stoppé net par Dream où l’atmosphère s’apaise instantanément. Le sample lointain réapparaît, nous permettant de reprendre nos esprits avant The Static, composition bien plus entraînante qui développe des tonalités simples mais efficaces, tantôt brumeuses et oniriques, tantôt bien plus lourdes et pesantes mais toujours liées par le chant qui nous berce. Le titre éponyme Going Postal propose une courte intro Industrial avant de repartir dans ses sonorités plus planantes, mais on retrouve une certaine dose de violence dans les riffs plus épais, alimentant une nouvelle fois la disparité enivrante avec le combo joue, puis c’est sur Withdrawal que l’album prend fin, reprenant la voix masculine samplée mais qui cette fois répond à une voix féminine, puis ce sont les claviers qui finissent par avoir le dessus, et nous mener vers cette inexorable silence.
Going Postal est pour ma part le premier contact avec Mascara, et si j’identifie facilement les influences, je me laisse facilement bercer par leurs tonalités douces et aériennes, tout en appréciant les passages plus violents. Les interludes peuvent parfois briser le rythme, mais l’album tourne bien.
75/100
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