Review 3180 : Cryptworm – Infectious Pathological Waste

Retour de Cryptworm en grande forme.

Toujours signé chez Me Saco un Ojo Records, le groupe anglais mené par Tibor Hanyi (chant/guitare, Coffinborn, Rothadás…), Joss Farrington (basse, Seprevation, Cryptic Shift) et Jamie Wintle (batterie, Seprevation) dévoile en 2026 son troisième album, Infectious Pathological Waste.

Le groupe attaque directement avec la putride Gallons of Molten Hominal Goo, première composition au son abrasif et aux grognements bestiaux tout en restant dans cette dynamique Old School, accélérant sur certains moments grâce au blast, puis revenant à une allure propice aux riffs. Le titre est cependant un peu court, à l’inverse de Maimed and Gutted qui lui emboîte le pas et charge immédiatement à bonne vitesse, permettant l’arrivée de riffs entêtants avant de passer à Drowning in Purulent Excrementia qui nous piétine à son tour tout en proposant la même dose de violence et de vélocité. Certains patterns orientés Brutal Death permettant d’alourdir le tout entre deux avalanches de violence pour garder notre attention pendant ces près de six minutes auxquelles succèdent Infectious Pathological Waste qui repart dans un riffing assez simple, mais très efficace. Le titre ne va tout de même pas rester aussi minimaliste et reviendra sans mal aux éruptions d’énergie, puis s’abandonne aux touches légèrement plus complexes avec Embedded with Parasitic Larvae qui, tout en restant dans un Death Metal sale, place des touches de tapping intéressantes. Le contraste entre ces éléments travaillés et les borborygmes est parfait, autant dans les moments rapides que dans les plus pesants, damant le pion pour Emanations of Corporeal Pyosis qui reste dans les tonalités massives et nourries au palm-mute, ainsi que dans les relents vocaux. On continue sur Gastrointestinal Seepage qui va lui aussi nous dévoiler cette violence “bête et méchante” saccadée comme on les aime, puis Encephalic Feast va mettre un point final sans aucune délicatesse mais avec une lenteur assommante, des slides bruitistes, mais aussi des accélérations bestiales comme ils savent parfaitement le faire.

Bien que le groupe se soit autorisé une petite pause, Cryptworm est de nouveau en course et n’a rien perdu de son art morbide. Il n’est pas impossible qu’il y ait des vers dans les enregistrements d’Infectious Pathological Waste tant l’album sent la mort !

90/100

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