Review 3218 : Enisum – Autumn Embrace

Enisum a encore beaucoup à raconter.

Après trois années de silence, le groupe signé chez Avantgarde Music et mené par Lys (chant/guitare, Lys, ex-Dawn of a Dark Age), Leynir (basse, Homicide Hagridden, Owls over Oaks), Epheliin (chant) et Dead Soul (batterie) dévoile son huitième album, Autumn Embrace.

L’aventure débute avec les vents glaciaux de Nowhere, rapidement suivis d’une rythmique enivrante aussi douce que sombre, accueillant les cris d’Epheliin qui accentuent le contraste avec la beauté de l’atmosphère développée par ses camarades. Le break aérien nous permet de reprendre notre souffle pour mieux replonger avec les ombres qui guident nos pas vers Autumn Embrace où l’intensité monte d’un cran, notamment grâce au blast et aux riffs effrénés qui sévissent dès les premières secondes du morceau. On retrouve bien évidemment les parties vocales agressives, mais aussi ces temps de flottement rassurants suivis de la reprise des hostilités avec un naturel impressionnant, puis notre esprit se perd dans l’impressionnante et lancinante Oblivion Cave, où les hurlements deviennent bien plus menaçants et agressifs. L’instrumentale reste orientée vers les tonalités majestueuses, profitant d’une touche de dissonance apaisante, tout comme le son clair qui vient rythmer notre progression et nous guide vers Woods of Lost Souls, qui renoue avec l’agressivité et les tonalités épiques du Black Metal des italiens. On se sent tout de même à nouveau bercés par leurs harmoniques enivrantes, mais à la fois surpris par leurs changements de rythme, ainsi que par le chant clair qui s’intègre à merveille au break, laissant finalement la saturation reprendre le dessus pour rejoindre Miss You, retrouvant son clair et mélancolie palpable. Si la comparaison avec une balade semble évidente, le morceau sait parfaitement alterner les passages pour mieux nous captiver, comme lorsque les vociférations caverneuses répondent aux rugissements avant le silence qui donnera naissance à Sweet Autumn of Decadence, titre dont la quiétude ne sera que de très courte durée. Les racines Folk sont accentuées dans les leads, et là encore le chant passe d’agressivité à douceur de manière très naturelle, mais le titre passe somme toute assez vite, nous conduisant à l’ultime composition, Forest Breath, qui débute avec un son lumineux et brumeux, mais qui serpente lui aussi à son rythme, avec cette sensation douce-amère apporté par la guitare, désireuse de nous hypnotiser une dernière fois et qui y parvient avec brio jusqu’à ce que le son ne s’éteigne de lui-même.

Si le nom d’Enisum ne vous est pas inconnu, c’est qu’il y a une bonne raison : en vingt ans et huit albums, le groupe a créé un univers aussi majestueux que mélancolique, et le chapitre Autumn Embrace tombe à point nommé pour ajouter sa pierre à l’édifice.

95/100

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