
Archspire célèbre son indépendance !
Suite au succès de leur campagne de financement participatif qui marque le départ de leur ancien label, Dean Lamb (guitare), Tobi Morelli (guitare), Oliver Rae Aleron (chant) et Jared Smith (basse) recrutent Spencer Moore (batterie, Oubliette, ex-Inferi) et nous dévoilent en 2026 Too Fast to Die, leur cinquième album.

Liminal Cypher propose pour débuter une douce mélodie, mais comme nous nous en doutons tous, le groupe ne va pas tarder à offrir ses riffs à une vitesse presque inhumaine, surmontés des fameux “shotgun vocals” d’Oliver, qui ne semble avoir aucune limite en terme de prononciation et de brutalité. Les leads complexes ne sont pas en reste, profitant d’un terrain de blast fertile à leur technicité omniprésente, et bien qu’habitué de leur musique, je reste impressionné par une telle maîtrise, tout comme sur Red Goliath qui prend la suite en restant sur des patterns similaires, tous dédiés à la fois à la violence et à la prouesse technique. Si le son se brise de temps en temps, laissant par exemple le bassiste martyriser son instrument, la nouvelle vague de violence ne tarde pas à apparaître, faisant hurler les guitares grâce à des harmoniques étrangement mélodieuses à très haute vitesse, puis j’ai été forcé de vérifier que Carrion Ladder était à la bonne vitesse tant les premiers moments sont démentiellement rapides. Le groupe repousse encore une fois ses limites, que ce soit côté chant ou instrumentale, proposant même un passage bien plus majestueux aux harmoniques aériennes, puis reviendra à sa violence effrénée sur Anomalous Descent, titre qui ne nous laisse dans un premier temps absolument aucun moment de répit et sur lequel on découvre également des choeurs inattendus, mais qui complètent parfaitement l’assaut du frontman. Le break nous permet de reprendre convenablement nos esprits avant d’encaisser la déferlante suivante qui nous projette sur la calme introduction de The Vessel, composition suivante qui reste par la suite à une allure surpuissante, mais qui pioche allègrement dans le Death Mélodique pour assurer aux guitares quelques envolées intéressantes. On enchaîne avec Limb of Leviticus, titre un peu plus pesant qui continue à nous piétiner sur un nombre de BPM probablement ahurissant pour n’importe quel musicien, mais qui ne renie pas ses harmoniques perçantes pour aérer la tempête qui sévit, mais qui nous autorise tout de même un temps pour souffler avant de reprendre de plus belle. Le final très lent et apaisant va nous mener à Deadbolt the Backward qui reprend immédiatement à pleine puissance et nous déverse toute l’habileté des musiciens, se tournant une fois de plus vers des harmoniques entêtantes, puis c’est avec le titre éponyme Too Fast to Die que l’album se referme, non sans une dernière dose de riffs débridés et dévastateurs qui ne manqueront pas à leur devoir, laissant le vocaliste hurler librement, provoquant même des parties saccadées qui seront du plus bel effet en live.
Malgré le départ de l’un de ses membres fondateurs à une période critique de sa carrière, Archspire a su se relever et proposer l’un des albums, si ce n’est l’album le plus complexe et travaillé de l’année. Too Fast To Die est une véritable prouesse à tous points de vue !
95/100
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