Review 3230 : Bodysnatcher – Hell is Here, Hell is Home

Bodysnatcher est prêt pour un nouveau combat.

Avec son quatrième album, Hell is Here, Hell is Home, le groupe américain mené par Kyle Medina (chant), Kyle Carter (guitare), Kyle Shope (basse) et Chris Whited (batterie) signe sa deuxième sortie chez MNRK Heavy.

The Maker nous attend de pied ferme avec un sample horrifique, rapidement suivi par les riffs épais qui vont immédiatement nous donner envie de mosher, accompagnés par des vociférations puissantes qui déferlent à la même allure. Si certains passages sont assez vifs et dissonants, le groupe se concentre sur la lenteur écrasante, comme sur ce break assassin qui rejoindra Writhe and Coil pour présenter des influences Hardcore très efficaces taillées pour laisser la fosse se déchaîner en live avant de remettre un pied dans la lourdeur. Le final bruitiste nous mène à Plague of Flies et à ses harmoniques étrangement mélodieuses qui apportent une légère touche de douceur dans ces vagues de puissance brute, mais c’est encore une fois le break et ses palm-mutes qui sera le point culminant du titre avant de passer la main à May Your Memory Rot et ses influences elles aussi très belliqueuses. Le titre sera parfait pour réveiller les fosses des festivals cet été, tout comme Violent Obsession qui lui emboîte immédiatement le pas à bonne allure, ne ralentissant que pour annoncer la moshpart qui arrive et nous balayera sans effort avant de nous abandonner dans la dissonance suivie par No Savior et son atmosphère pesante. Une fois l’intro passée, la rythmique revient nous frapper comme à son habitude, profitant de l’accordage très bas des instruments pour épaissir son final tout en plaçant habilement quelques choeurs, puis c’est avec Blade Between the Teeth que le groupe enchaîne naturellement, distillant ça et là ses harmoniques criardes. On continue avec Two Empty Caskets qui propose une touche saccadée très appréciable pour remuer frénétiquement la tête comme un forcené, puis on passe à Survive or Die, titre sur lequel les américains accueillent Scott Vogel (Terror) qui apporte une énergie Old School communicative avant de déjà rejoindre Hell Is Home, la composition éponyme, qui referme l’album non sans une dernière dose de lourdeur infernale doublée des rugissements du vocaliste et de quelques passages mystérieux.

Si vous aimez le Deathcore agressif à souhaits et les riffs bien épais, Bodysnatcher fait probablement déjà partie de votre playlist ! Rien de très neuf avec Hell is Here, Hell is Home, mais ses riffs vous font déjà mosher !

80/100

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