
The Last Ten Seconds of Life lance un appel aux armes.
Pour ce premier album chez Metal Blade Records, Wyatt McLaughlin (guitare/claviers), Tyler Beam (chant), Andrew Petway (basse) et Dylan Potts (batterie) n’y sont pas allés de main morte, collaborant avec les producteurs Carson Slovak et Grant McFarland du studio pennesylvanien Atrium Audio (Black Crown Initiate, Rivers of Nihil, Signs of the Swarm, A Wake in Providence, Lorna Shore, Shadow of Intent…). Bienvenue à The Dead Ones.

On attaque immédiatement dans la violence pure sur The Dead Ones, titre éponyme aux racines modernes massives qui rendent leurs riffs encore plus groovy et explosifs, tout comme les parties vocales de Tyler qui hurle comme un démon échappé de l’enfer. Les éléments bruitistes rendent le morceau encore plus étouffant, forçant le trait avant de passer à Make It to Heaven, composition à l’atmosphère déjà pesante qui s’autorise quelques parties plus planantes sur le refrain, mais où le groupe accueille David Simonich de Signs of the Swarm, devenant encore plus infernale. On enchaîne sans attendre avec Rat Trap, titre très rythmé où les musiciens sont rejoints par Nate Johnson (ex-Fit For an Autopsy) pour renforcer l’assaut vocal, créant un break presque inhumain avant de s’assombrir une fois de plus avec Freak Reflection et son introduction inquiétante. Le morceau est une véritable moshpart à lui tout seul, laissant la guitare s’emballer par moments avec quelques harmoniques, puis 1-800-DO YOU WANT TO DIE? accélère sensiblement le pas, laissant double pédale et riffs fougueux nous frapper pendant que les claviers reviennent à leur tour créer une touche ténébreuse. Le break redevient écrasant, puis les musiciens nous précipitent vers Stiletto, conservant l’énergie brutale et virulente qui leur permet de ralentir à foison, assurant un rythme assez prévisible et accrocheur, tout comme sur Stereo qui frappe à tour de bras et assure au groupe une véritable arme de destruction massive en live. Même constat avec Dollar to a Dime, titre suivant où les riffs frappent à bonne allure tout en offrant une place à Alan Grnja (Distant) qui vient renforcer les rangs du combo, puis on retrouve une touche de technicité sur Corruption Concerto, notamment du côté de la guitare qui dévoile vite sa dissonance, mais qui laisse toute de même le vocaliste mener l’assaut. On termine avec XXXXXXXXXX, qui en plus d’avoir une rythmique groovy et efficace, fait le plaisir aux fans de longue date de rappeler Storm Strope, vocaliste original de The Last Ten Seconds of Life, et qui assure un duo parfait avec Tyler pour clore l’album.
La réputation de The Last Ten Seconds of Life le précède, et le groupe montre avec The Dead Ones qu’il est prêt à la défendre grâce à des armes solides qui vont détruire vos haut-parleurs mais aussi vous assurer de ne pas pouvoir vous retenir de bouger en live !
85/100