
Dysemblem n’a pas dit son dernier mot.
Après son dernier EP en 2021, le groupe anglais mené par Aees (instruments/chant, Phaëthon, Vora) et Nuctemeron (batterie, Burial Hordes, Necrovorous, ex-Embrace of Thorns, ex-Winter Eternal…) reste silencieux, mais le réveil est prévu pour 2026 avec son troisième album, Buried by the Weight of Light, en collaboration avec Memento Mori.

Descent ne fait pas de compromis et attaque immédiatement avec un son abrasif, que ce soit sur les guitares criardes ou les parties vocales rugueuses, nous donnant immédiatement la sensation de nous faire heurter de plein fouet les riffs avant qu’ils ne se mettent à ralentir. Le son devient alors plus pesant, profitant pleinement de ses racines Doom pour amplifier la touche crasseuse tout en restant entêtant avant d’accélérer à nouveau pour la courte Punishing Things, composition qui propose une rythmique très directe qui va nous maltraiter pendant ses deux minutes, puis qui laisse la main à Graven Gardens où le duo revient à une approche plus mystérieuse. Les hurlements lointains renforcent l’angoisse alors que la section rythmique est réduite à un minimalisme pesant pour mieux revenir à des riffs répétitifs et écrasants qui s’offrent parfois quelques courtes envolées épiques, nous laissant un goût amer avant d’enchaîner sur Treasures of Terror. Nouvelle accélération pour proposer un mid-tempo accrocheur qui tend à ralentir pour repasser à ces sons lancinants qui restent violents à leur manière dans la dynamique Doom/Death, développant de temps à autres ces touches mélancoliques, puis le mélange s’enflamme, couplant blast et rugissements à des riffs virulents. Le final est inquiétant mais assez calme, profitant d’un moment de son clair avant qu’Excavation Nightmares ne démarre, conservant notre attention avant de laisser éclater sa rage à bonne allure, menée par un blast solide sur lequel riffs et grognements naissent comme bon leur semble. On passe après un coup de folie macabre à Under the Aegis of Thunder qui renoue avec la violence effrénée pour la première partie du titre, mais qui se met soudainement à proposer une touche dissonante intrigante avant de foncer à nouveau à toute vitesse vers Chariots, lente et longue dernière composition aux guitares fumantes d’angoisse et d’oppression qui s’intensifie vers la fin et referme cet album sur une excellente note.
Dysemblem s’était retiré un temps, mais son retour est une excellente chose, vu la qualité de Buried by the Weight of Light ! Les racines pesantes sont à l’honneur tout en autorisant parfois quelques touches plus intenses, et l’équilibre est parfaitement géré.
85/100