Review 3255 : Atavistia – Old Gods Awakens

Atavistia ne s’est pas reposé sur ses lauriers.

En 2026, le groupe canadien mené par Matt Sippola (guitare/chant), accompagné par Max Sepulveda (batterie, The Zenith Passage, Exterminatus), Spencer Budworth (basse, Death Machine) et Elia Baghbaniyan (guitare, Exterminatus,) s’allie à Blood Blast Distribution pour la sortie de son cinquième album, Old Gods Awakens.

Raise All Thy Horns nous ouvre ses portes avec des sonorités mi-épiques mi-folkloriques pour nous immerger dans l’univers du groupe, mais c’est avec Mystic Tavern que tout s’accélère, laissant les musiciens proposer des riffs rapides avant l’arrivée des parties vocales, qui vont à leur tour dynamiser la marche. Les racines du groupe sont facilement identifiables et donnent envie de remuer furieusement le crâne, profitant des quelques passages plus doux pour reprendre notre souffle avant de brandir à nouveau le poing pendant que la violence nous emporte vers Seeker of Time, le morceau suivant. Plus court, mais aussi plus direct, il reste dans cette lignée de Death Mélodique infusée aux claviers épiques doublés de leads perçants et de choeurs fédérateurs, mais on retrouvera également un passage en chant clair avant le break, puis on retrouve une vitesse de croisière pour partir sur To a New World, composition plus mystérieuse sur ses premiers instants. Le constat de l’introduction se confirme, les sonorités sont plus pesantes, plus sombres, et bien que le titre possède une grande diversité vocale, il reste inquiétant, à l’inverse d’I Skogens Djup qui propose des tons bien plus enjoués qui se marient à merveille avec l’approche saccadée à l’extrême dans lesquelles je jurerai retrouver des racines de marais finlandais. L’atmosphère s’apaise avec la douceur de Goddess of My Dreams, sorte de balade aux moments énergiques accrocheurs qui contrastent avec les parties les plus enchanteresses qui nous offrent du répit avant de reprendre à bonne allure sur Ride the White Storm, où les tonalités guerrières reviennent en force, complétées par une férocité à toute épreuve. Même le chant clair est plus menaçant, plus intense, mais la charge est belle et bien menée par les rugissements, qui nous précipitent sur la très longue composition éponyme, Old Gods Awaken, qui s’accorde un court temps de latence avant de reprendre sa route à bonne allure, avec toutefois l’accent mis sur les vagues de rage entrecoupées de passages grandioses qui passeraient presque pour une bande-son de film d’aventure d’où naissent les cris guerriers avant un final réconfortant.

Fortement inspiré de la scène finlandaise, Atavistia rassemble des influences épiques et agressives pour faire d’Old Gods Awakens un véritable succès ! Les amateurs de morceaux fédérateurs seront servis avec cet album !

80/100

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