Review 3263 : Lago – Vigil

Lago est enfin de retour.

Créé en 2010, le groupe reste assez discret, proposant EP, démo, split, et même deux albums avant de disparaître des radars. Un single sortira en 2024, puis Cole Jacobsen (guitare/chant, Fluids), Garrett Thomas (basse/chant), Gus Barr (guitare, Detritus, Helldemon) et Brian Miller (batterie, Detritus, Gravecarver) signent avec Everlasting Spew Records, label chez qui sort leur troisième album, Vigil.

Dès les premières secondes de Behold, Ruin, le premier morceau, on comprend que le groupe n’est absolument pas là pour plaisanter : le son est massif, que ce soit du côté de l’instrumentale virulente ou des parties vocales bestiales, les quatre gaillards sont unis pour nous briser la nuque, peu importe le moyen ! On note également des leads dissonants à souhaits entre deux séance de piétinement sonore, puis Fodder prend le relai pour nous matraquer à son tour, proposant toujours plus d’harmoniques stridentes pour accompagner l’assaut continu et ses vociférations malsaines. Oppression et lourdeur vont de paire tout comme sur Procession Into Slaughter qui lui emboîte le pas et nous expose sa noirceur agressive, avec tout de même une touche de diversité pour le solo qui reste torturé, mais permet au blast de nous replonger dans les tonalités épaisses. Le groupe nous laisse à peine respirer avant d’enchaîner sur Initiation Rite où l’on se retrouve à nouveau pris par la vague opaque et étouffante où riffs et double pédale s’en donnent à coeur joie pour accueillir les grognements caverneux, mais aussi la touche agaçante des guitares sur la fin, avant qu’In a House of Ill Repute ne vienne nous hypnotiser à son tour. Sans surprise, la rythmique oeuvre de la même manière que sur les morceaux précédents, avec toutefois une très légère accalmie au niveau des deux solos légèrement plus mélodieux, mais aussi du chant avant la fin qui nous moleste avant de nous jeter à Kingdom Without Pulse. Les musiciens vont se montrer encore plus agressifs qu’avant, feignant même quelques passages plus doux avant de relancer la machine de manière encore plus étouffante et avec des patterns plus complexes avant de se faire une dernière fois marteler par The Land Was a Desert, pendant que les harmoniques nous lacèrent les tympans déjà meurtris par les assauts précédents.

Bien que ses racines soient parfaitement identifiables pour les habitués de la scène américaine, Lago ne se contente pas de recopier ses aînés, offrant avec Vigil sa propre oppression sonore avec des riffs massifs en permanence.

90/100

English version?

One thought on “Review 3263 : Lago – Vigil

Laisser un commentaire