
En 2026, Synthre signe son deuxième EP.
Il s’est à peine passé six mois depuis le premier, mais Mircea Purdea (Exhalus) est déjà prêt à aller de l’avant avec Thus Burns the House of the Sun, qui sort en indépendant.

Nightfall nous réouvre les portes de cet univers pesant entre Black Metal et samples orientaux auxquels se joint une voix mystérieuse mais calme qui devient beaucoup plus mystique par la suite avant de laisser la batterie s’enflammer tout en gardant la touche expérimentale angoissante. Elle perdure jusqu’à ce que The Searing Dream ne prenne la suite, révélant à son tour ses ténèbres virulentes qui se perdent parfois dans l’atmosphère étrange que le musicien tisse à son gré, proposant les assauts répétés de ses harmoniques cinglantes avant de passer à Ashes on Parthian Stellae, titre beaucoup plus court où la voix apparaît bien plus tôt. L’oppression se lit dans la dissonance, mais le chant redevient plus sombre, nous entraînant avec lui dans sa chute vers House of the Sun, où une voix féminine guide nos pas dans l’inconnu qui prend une teinte martiale grâce à la rythmique, mais qui prend une autre dimension lorsque la voix scande “cursed be the sun”. Nous arrivons ensuite à Hatra Burns, dernier titre qui intensifie l’aspect brumeux et agressif, faisant rimer blast et guitares persistantes avant le final orchestrée par la même voix féminine que précédemment, et tout part en fumée.
Il est toujours ardu de s’attaquer à certains styles, et le Black Metal Avant-gardiste de Synthre en fait partie. Et pourtant, Thus Burns the House of the Sun va vous intriguer et créer en vous ce sentiment d’inquiétude mêlé à de la curiosité dès le premier instant.
75/100
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