Review 3272 : Deus Sabaoth – Distortion of Lies

Deus Sabaoth sort déjà son deuxième album.

A peine plus d’un an après leur première sortie, Alyona Neith (tous instruments), Ercld (batterie programmée, Atra Mors Kvlt, No Hope in Heaven, Paganland…) et N-Exul (chant) sont déjà de retour pour leur deuxième album, Distortion of Lies, en collaboration avec Paragon Records.

Worship nous projette immédiatement dans cet univers sombre et mélancolique avant que les premiers hurlements ne viennent hanter le tableau déjà pesant renforçant l’agressivité latente qui œuvre dans les riffs. L’accélération menée par la batterie développe aisément le côté fédérateur du morceau alors que les leads développent la touche de nostalgie qui nous enivre jusqu’à ce que le titre éponyme, Distortion of Lies, ne vienne apaiser les esprits avec une introduction au piano particulièrement douce. La saturation ne tarde évidemment pas à revenir sur le devant de la scène, proposant un son hypnotique entre deux vagues de violence plus virulente, qui seront elles-même brisées par un break aérien avant de faire place à Last Gleam, le morceau suivant. Si l’introduction est une fois de plus assez douce, elle est bien plus douloureuse, teintée d’une peine communicative et qui s’efface à peine lorsque les riffs s’embrasent, créant un contraste saisissant qui change avec Imperishable Script, titre où l’on sent que la rythmique ne cherche qu’à exploser, pour devenir massive et martiale comme elle le fera si bien. Le son emporte sans mal notre esprit dans sa déferlante jusqu’à Tree of Knowledge où les riffs se montrent là également assez massifs, mais l’approche est différente, affichant naturellement une sorte de langueur permanente bien qu’agressive par moments, puis c’est avec des accents Doom que For There Will Be Dawn prend sa place, imposant sa lenteur lancinante et oppressante. Le trio finira par augmenter la cadence tout en conservant son atmosphère enivrante, mais passera finalement assez vite à Wooden Box qui reprend parfois cette apathie tout en la conjuguant avec des sursauts plus bruts et énergiques pour créer un flot surprenant mais là encore assez naturel, faisant croître l’intensité jusqu’à devenir presque plaintif, puis le son explose une dernière fois et se mure dans le silence.

Bien que je n’aie pas écouté son premier album à sa sortie, je constate sur Distortion of Lies que Deus Sabaoth sait exactement où il va à chaque composition ! Son Black Metal Mélodique adopte facilement des tons mélancoliques et incisifs pour nous happer dans son univers, et c’est une véritable réussite.

90/100

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