
A.A. Williams revient pour son quatrième album.
Intitulé Solstice, il a été créé par la jeune femme au chant/piano/guitare/violoncelle, aidée par Matt de Burgh Daly (guitare/basse/batterie) et Wayne Proctor (batterie), en collaboration avec Reigning Phoenix Music.

L’album débute avec Poison, une première composition d’abord assez calme mais qui se pare d’une guitare au son plus brut, alourdissant par moments la rythmique tout en la laissant ralentir, amplifiant par la même occasion la voix de la chanteuse. On notera une coupure assez nette qui revient à des sonorités minimalistes, mais le son explose à nouveau pour déveloper un ton lancinant avant de rejoindre Wolves qui va elle aussi nous proposer des vagues de douceur entrecoupées de parties plus épaisses et toujours hypnotiques. On change d’atmosphère avec Little By Little qui débute tout doucement mais qui s’intensifie et se pare d’une saturation pesante qui nous captive de temps à autre avant de s’apaiser sur Hold It Together où les musiciens restent sur ce minimalisme rassurant où piano et voix dansent ensemble, mais feront tout de même place à la lourdeur tout en restant douce. Le groupe continue avec Outlines qui propose une progression assez naturelle mais qui attendra la moitié du morceau pour lâcher ses harmoniques, mettant le feu aux poudres pour un petit moment avant de revenir à la mélancolie. Nouveau moment de recueillement avec I’ve Seen Enough qui nous captivera un moment puis qui commence à s’emporter une première fois, redescendant tout aussi vite pour nous mener à la courte The Veil où le son est encore plus dépouillé qu’à l’accoutumée. Retour de la noirceur sur Just A Shadow et ses tonalités immédiatement accrocheuses, presque parfois même hypnotiques qui s’embrasent en temps voulu en adoptant finalement des touches Post enivrantes pour rejoindre It Won’t Rain Forever, titre plus rythmé où les vagues de saturation nous ballottent à leur gré. Le silence se fait peu à peu, puis Breathe prend le relai pour nous bercer, s’autorisant à devenir plus intense à partir d’un certain cap, puis nous rencontrons enfin The Gentle Harm, ultime composition qui laisse le piano prendre les rênes avant de finalement se montrer imposant et glacial, puis disparaître dans le néant.
L’univers d’A.A. Williams prend à nouveau vie devant nous, revenant à ses sonorités vaporeuses mais intenses sur Solstice, un album toujours mélancolique et lancinant, proposant tour à tout douceur, quiétude et tonalités enivrantes. Ses fans l’aiment déjà.
75/100