
Le pire est à venir pour Pure Wrath.
Avec son quatrième album, Bleak Days Ahead, Ryo (tous instruments/chant, Cadavoracity, Insolent, Lament, ex-Perverted Dexterity…) renouvelle sa confiance en Debemur Morti Productions.
Il est accompagné en live par Teguh Prasetyo (basse, Insolence, Digging Up…), Arief Rahadian (batterie, Digging Up, Chancroid, Opium) et Agung Prasetia (guitare, Opium, Interfectorment, Tujikane…).

Un sample nous présente Bleak Days Ahead, Pt. I, le premier titre, avant de nous laisser nous faire submerger par un océan de noirceur aussi mélodieuse que dissonante, accueillant ses touches les plus brutes et violentes avec l’arrivée des rugissements du musicien. On ressent de plein fouet toute la froideur de sa musique, ponctuée de petits moments de calme lancinants ou même de presque silences mystérieux qui permettent aux riffs de s’embraser à nouveau en empruntant au DSBM grâce aux cris saisissants, puis le sample nous mène à Bleak Days Ahead, Pt. II où l’on retrouve une approche plus contrastée. La noirceur pure se mêle habilement à des touches vaporeuses extrêmement savoureuses aux racines Folk, mais elle sait également s’exprimer à très vive et violente allure pour créer un contraste extrême mais parfaitement géré lorsque les sonorités se chevauchent avant de passer à Haven of Echoes qui démarre dans un calme presque olympien. Le chant clair se couple à la dissonance pour un premier temps assez apaisant avant de passer à la violence brute, elle-même distillée par des tons intrigants pour mieux rejoindre Spectral Insomnia qui ne prendra pas longtemps avant de mettre le feu aux poudres et nous dévoiler une véritable éruption de noirceur. Le morceau file à vive allure mais sait également prendre un peu de recul pour placer un break aérien aux claviers avant de reprendre sa folle course vers un final distant et distordu, puis vers Opaque Mist, titre qui débute comme un morceau de Post-Rock et qui en gardera longtemps les codes en progressant jusqu’au moment où la saturation gagnera, nous proposant une autre approche qui ne cesse de s’intensifier, proposant finalement des hurlements pour accompagner le chant clair, puis qui s’éteint d’un seul coup.
J’avais immédiatement adoré le son de Pure Wrath avec son précédent album, et Bleak Days Ahead me rappelle cette découverte aussi brute et saisissante que j’avais faite il y a quelques années. Peu accessible mais si riche, l’album a sa place dans vos discothèques.
90/100