Review 3296 : Goreworm – Miasmic Solitude

Il est temps pour Goreworm de ramper à nouveau.

Pour leur deuxième album, Miasmic Solitude, Brent Moerschfelder (guitare, Antheraea), Jordan Estrela (guitare), Spinny Guilbault (basse/chant, Sentiment Dissolve) et Kyle Sharpe (batterie, A Tyrants Lament, Sentiment Dissolve) ont choisi de rejoindre Transcending Obscurity Records.

Conjuring nous assaille immédiatement l’esprit avec une première poussée de violence aussi complexe que chaotique qui n’hésite jamais à troquer son allure effrénée pour des passages plus lents mais tout aussi oppressants, puis c’est avec une touche Old School furieuse que Monuments to Murdering vient nous frapper à son tour. La technicité n’est jamais mise de côté même pendant les vagues d’accélérations plus brutales les unes que les autres, puis c’est en empruntant au Brutal Death que The Enthralling Grave va nous matraquer en quasi-continu, ajoutant également des leads criards et dissonants à foison. Orbweaver prendra à peine le temps de calmer le jeu avec une intro plus lente et un solo épique, mais la brutalité revient à la charge à très vive allure malgré quelques parties plus pesantes, puis on revient à un rythme remuant sur Amor Vincit Omnia, titre qui ne peut que lancer les mouvements de foule les plus désordonnés en live. On notera ce break qui nous permet de reprendre notre souffle, puis les leads relancent la machine vers des parties épaisses et vindicatives, mais c’est une touche plus aérienne qui nous attend avant de passer le relai à No Reprieve et à son agressivité naturelle doublée d’une vitesse propice au headbang. Tout dans le morceau nous invite à remuer le crâne et à brandir le poing, même la partie bien plus axée technique après le break central, alors qu’Eve of Flagellation s’axe sur un son beaucoup plus groovy et presque accessible (toutes proportions gardées, bien sûr). Le titre se coupe puis explose d’un coup, revenant à son allure de croisière ravageuse, relançant sans cesse avant de passer à Jarrell où les musiciens nous autorisent quelques secondes de calme pour mieux nous rouler dessus par la suite, imposant ses riffs effrénés avant de passer à Strelly, titre instrumental qui fera le bonheur des musiciens et autres amateurs de technicité pure mais relativement mélodieuse. L’album se termine avec le titre éponyme Miasmic Solitude, dernière composition où les quatre musiciens donnent tout ce qu’ils ont pour clore ce nouveau chapitre en beauté, ajoutant même quelques claviers pour réhausser les parties imposantes entre deux charges dévastatrices.

Miasmic Solitude vous emporte en une seconde dans sa charge effrénée faite de violence, de technicité, et encore de violence ! Jouant très généralement à vive allure, Goreworm sait parfaitement gérer ses riffs pour nous offrir un excellent album qui (je l’espère pour eux) marquera 2026 !

95/100

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