
Deuxième album signé Blood of Angels.
Redevenu indépendant, le groupe américain mené par Randy Reyes (chant/guitare acoustique), Aaron Robinson (guitare), Jonathan Rushford (batterie/claviers) et The Maggot (basse/choeurs) dévoile en 2026 Les Agnst ov Thanatou.

On attaque par Transitional Portal, un titre somme toute assez court qui servira de longue introduction mystérieuse pour atteindre Beating You, composition agressive au mix Old School parfois un peu léger, mettant en avant les leads en dépit de la batterie, mais l’arrivée des parties vocales renforce sensiblement le son. Le groupe n’hésite pas à piocher dans le Thrash pour étoffer son Death Mélodique, ainsi que dans des leads cinglants avant un final plus doux qui mène à The Last Rites et à son approche très saccadée, mais aussi très hétéroclite entre les harmoniques et la rythmique. Le mélange reste relativement cohérent, laissant au blast une place plus importante que précédemment, mais les leads reprennent à nouveau le dessus en temps voulu avant de laisser place à Red River Death où le groupe prend le temps de tisser ses sonorités abrasives sous une base relativement martiale. On notera une déferlante d’harmoniques entêtante mais dissonante alors que la rythmique nous écrase les tympans, laissant toutefois une place inattendue à la basse qui nous mène vers le final puis vers la longue The Pain Inside où l’introduction acoustique nous accorde un temps de répit salvateur. Le chant clair se joint à la douceur pour quelques minutes, puis la saturation revient apporter son chaos, certes maîtrisé, mais qui ne manquera pas de semer le trouble dans ce temps que j’associais presque à un recueillement avec sa rythmique saccadée et parfois même un peu brouillon, notamment pour les leads. Le groupe enchaîne avec la guitare stridente de Spillage qui nous accueille et nous suivra tout au long du morceau, qui semble toutefois assez accrocheur par moments, mais qui va là encore souffrir du mix et ne révéler qu’une partie de son potentiel avant de passer la main à Minds of the Broken, qui tire sans mal son épingle du jeu avec une approche brute mais assez simple qui nous suffira pour secouer le crâne. Le morceau est cependant un peu court, et passe vite la main à Nevermore, deux fois plus longue, qui autorise la basse à agir seule avant de renouer avec le groove plus sec et les tonalités Gothiques plus inquiétantes ponctuées d’éruption d’agressivité qui profitent des huit minutes de ce morceau pour mieux alterner et se répondre, devenant bien plus lourd sur le final avant qu’Eulogy ne nous ramène au calme avec une voix samplée, mais aussi quelques claviers bien plus doux qui mènent au silence.
S’il y a visiblement de bonnes idées chez Blood of Angels, elles se trouvent presque toutes malheureusement effacées par un mix peu encourageant. Les Agnst ov Thanatou n’est pas un mauvais album, il mériterait juste d’un traitement différent.
60/100