Review 3314 : Fleshcrawl – Epitome of Carnage

Nouveau carnage pour Fleshcrawl.

Près de sept années ont passé depuis leur dernier album, et malgré une petite période à vide, le groupe mené par Bastian Herzog (batterie), Manu Markowski (basse), Christian Kalbrecht (guitare, Gutfuck), Apu Justin Reisch (guitare, Sacroscum) et Borisz Sarafutgyinov (chant, Dusty Chopper, Deprived of Salvation, Boris the Savage, ex-Symmetry of the Void…) signe chez Reigning Phoenix Music pour la sortie de son dixième album, Epitome of Carnage.

Les allemands entament leur assaut à la HM-2 avec Blood Dominion, premier titre ultra-violent qui nous met immédiatement dans le bon état d’esprit pour secouer frénétiquement le crâne sous les hurlements pendant que la tronçonneuse fait rage. Le son abrasif et la vitesse en font un titre parfait pour incarner le Death Metal Old School, et même le solo rend le mélange inquiétant avant de ralentir pour passer à Chapel of Guts, titre pesant à souhaits dont l’introduction développe une atmosphère pesante avant un regain d’énergie mené par la batterie. Le titre va de nouveau accélérer pour trouver son rythme de croisière un peu saccadé mais efficace, puis proposer quelques touches morbides avant que Grave Messiah ne frappe à son tour, apportant sa propre vindicte ainsi que ses sonorités caverneuses couplées à l’habituel son dévastateur. On passe à Embers of Wrath, titre déjà connu qui affiche dans un premier temps un mid-tempo accrocheur pour permettre aux nuques de se délier et aux mélodies de s’installer pour assez vite nous mener à Committed to Suffer qui accélère d’un coup de frappe à pleine puissance. Les parties vocales s’adaptent sans mal à la cadence changeante ainsi qu’à l’ambiance macabre, puis on repart à toute vitesse avec Reign Forever, le morceau suivant qui n’a rien à envier aux titres emblématiques du style autant dans la violence que dans la maîtrise de l’attention pour faire remuer une fosse. Les harmoniques sanglantes sont également de la partie, proposant un break intéressant avant le solo final qui mène à Chronicles of Bloodshed, interlude qui signe le premier vrai moment de répit tout en restant dans les tonalités inquiétantes avant de charger à nouveau sur Rebuilt from Flesh, morceau lui aussi parfait pour secouer frénétiquement le crâne. Tout dans ce titre appelle à la violence, que ce soit la rythmique sauvage, les parties vocales ou les patterns accrocheurs, et il en sera de même pour Orphan God qui se savoure exactement de la même façon : avec la tête qui bouge au son des riffs furieux du groupe. Le tempo ralentit légèrement pour Path of Thorns, titre suivant qui ne manquera pas de proposer des éruptions de rage pendant que ses riffs font rage et tissent ces sonorités angoissantes, laissant même la basse temporiser par moments avant d’exploser en rejoignant Heralds Of Death, qui gère également assez bien son rythme. Les coups pleuvent au rythme des guitares intransigeantes, et les point final sera mis par Of Fire and Flesh, ultime composition qui nous permet de savourer une dernière fois ce son fumant et si agressif que le groupe ne manque pas de déployer à chaque instant, même lors du requiem qui marque la fin du titre.

Le silence a été bénéfique pour Fleshcrawl, et même si le groupe a été affecté par quelques changements de line up, il est revenu pour proposer avec Epitome of Carnage un véritable déferlement de violence sauce Old School comme on les aime. Vive Fleshcrawl !

95/100

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