Review 3320 : Embryonic Autopsy – Rise of the Mutated

Il y a du mouvement chez Embryonic Autopsy !

Signé chez Massacre Records depuis leur tout premier album, il y a quatre ans, le groupe mené par Tim King (chant, Oppressor, SOiL), Scott Roberts (guitare, Mantors, The Secret VI), Kenxi (basse, live pour Oppressor) et Marco Fimbres (batterie, Khaotika, live pour Oppressor) signe en 2026 son troisième album, Rise of the Mutated.

On notera la présence des guitaristes James Murphy (Living Monstrosity, ex-Death, ex-Testament, ex-Obituary…) et Terrance Hobbs (Suffocation, ex-Criminal Element, ex-Deprecated, ex-Castrofate) pour certains leads.

On attaque avec Bathing in Entrails, premier titre qui nous offre l’habituel sample horrifique et angoissant caractéristique du style avant de nous piétiner en bonne et due forme grâce à une rythmique épaisse rapidement renforcée par des borborygmes monstrueux. On sent la touche Old School du Death Metal, mais aussi quelques claviers plus modernes ainsi qu’une pointe de Grind furieux qui vient frapper à son tour après une intro assez inquiétante, proposant des tonalités encore plus pesantes grâce aux rugissements inhumains. Seuls les leads apportent un semblant de mélodie, mais les grognements resurgissent d’abord sur sample puis sous des riffs plus complexes avec Feasting upon the Rotted Uterus, le titre suivant, mais on notera aussi une base épaisse qui contrebalance et nous fait remuer le crâne, mais le groove menaçant nous conduit à Aborted Within the Aztec Temple où une introduction cybernétique surprendra avant que la violence ne revienne prendre ses droits avec des tonalités inquiétantes. On enchaîne sans tarder avec Beheading the Infertile Surrogate qui ne prend pas de gants de déverse toute sa rage sauce Brutal Death à bonne allure de la première à la dernière seconde, puis Burst Ovarian Cyst nous offre une touche saccadée pour compléter le flot ininterrompu de brutalité qui laisse tout de même quelques leads perçants passer. Nouveau torrent de brutalité sur Stab, Kill, Consume, morceau simple et efficace au refrain entêtant qui pousse à la fois au headbang mais aussi à la violence dans le pit, mais la cadence ne faiblit pas avec l’arrivée de Drenched in Corrosive Semen qui lui emboîte le pas avec une approche assez similaire, comptant toujours sur des parties vocales colossales pour compléter son riffing puissant. Le final nous accorde un court temps de répit, mais Bloated in Pus surgit sans prévenir pour frapper de toutes ses forces avec sa rythmique mais aussi un solo sanglant, mais l’album atteint déjà son dernier morceau, Rise of the Mutated (The Newborn Kings), qui débute de manière beaucoup trop calme et qui s’autorise quelques éruptions d’agressivité pour répondre à sa base groovy et effrayante, et qui finira par nous abandonner.

Pas de surprise chez Embryonic Autopsy, mais son efficacité parle d’elle-même ! Si Rise of the Mutated pourra choquer le nouveau venu pour la bestialité de son chant, les habitués sont déjà en train de savourer toute la sauvagerie de ce nouvel album.

90/100

English version?

Laisser un commentaire