Review 3322 : Dichotomy – Lucifer Owns The Fence

Amateurs de Brutal Death, voici Dichotomy !

Le projet mené par Jordan Vaerla (Lust of Decay, Shuriken Cadaveric Entwinement, In-Conquered, ex-Cesspool of Vermin, ex-Lividity…) a immédiatement signé chez Rottweiler Records pour son premier album, Lucifer Owns the Fence.

L’album débute avec He Is… et son hurlement d’outre-tombe avant l’arrivée des premiers riffs qui combinent technicité et virulence, tout en affichant leurs influences puisées sans l’ombre d’un doute dans la scène américaine. Si les parties vocales pourront surprendre au premier abord, elles s’intègrent finalement très bien à la longue déferlante et à ses changements de rythme dédiés à la violence, puis c’est avec The Antithesis que le musicien continue son assaut. On notera quelques touches plus dissonantes dans la rage continue qui nous matraque en permanence grâce à chaque instrument, rejoignant l’assez courte mais intransigeante What a God qui est elle également dédiée à la brutalité pure, saupoudrée d’une touche de cris au passage. The Fence prend le relai avec une agressivité palpable, créant une rythmique accrocheuse sur laquelle les grognements règnent sans conteste, accompagnant les riffs saccadés jusqu’à Better to Be Drowned with a Millstone Around the Neck où le musicien nous accorde un très court répit, suivi du retour de la violence à bonne allure, nous matraquant tout son saoul. Pas de surprise sur ce morceau, ni sur The Perseverance qui lui emboîte le pas et continue à frapper avec une certaine complexité dans l’exécution de sa rythmique sans compromis, mais on retrouvera tout de même quelques harmoniques criardes avant de passer à The Greatest Lie Ever Told où la punition reprend, double pédale et riffs agressifs se répondant à bonne allure. On enchaîne sur Through Christ We Live, nouvelle composition qui fera naturellement remuer le crâne pendant que le musicien s’en donne à coeur joie sur ses instruments, puis Satan Will Kill You vient mettre un point final avec une pointe malsaine du côté des harmoniques, respectant à la lettre le principe de brutalité entamé une demie-heure plus tôt en continuant même à lui rendre hommage jusqu’au dernier moment.

Si vous aimez le Death Metal sans compromis à l’américaine, Dichotomy vous ravira sans aucun mal. Lucifer Owns the Fence n’est pas là pour révolutionner le style, mais plutôt pour nous fournir neuf nouvelles raison d’aimer la violence musicale.

75/100

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