
Devildriver est de nouveau sur la route.
Mené depuis sa création par Dez Fafara (chant, Coal Chamber), accompagné aujourd’hui par Jon Miller (basse), Davier Pérez (batterie, ex-Great American Ghost), Alex Lee (guitare, ex-Bonded by Blood, ex-Holy Grail) et Gabe Mangold (guitare, Enterprise Earth), le groupe signé chez Napalm Records annonce pour l’été 2026 la sortie de son onzième album, Strike and Kill.

On attaque avec Dig Your Own Grave, titre furieux et accrocheur à souhaits qui propose une touche de modernité dans son agressivité, très probablement due aux récents changements de line-up, mais l’identité de Devildriver est toujours présente, laissant le sieur Fafara hurler comme il y a vingt ans. Les leads s’intègrent parfaitement aux riffs épais qui frappent sans ménagement, avant un final plus doux qui mène à Dead in the Water et sa touche mélancolique qui contraste avec la violence pure qui suit avec sa touche sombre qui colle parfaitement au groupe. Les patterns accrocheurs sont toujours en place, nous faisant facilement remuer le crâne, et on savoure même le solo torturé avant de repartir vers Sanctified In Scars qui propose une approche légèrement plus lente mais elle aussi dédiée au brisage de nuque et autres mouvements de foule pour les prochains lives du combo. La moshpart est dévastatrice sur ce morceau, puis Strike and Kill assombrir encore l’atmosphère en débutant avant de charger, nous entraînant dans sa folle course pendant que la rythmique frappe à bonne allure, profitant d’un très bon mix qui met en avant sa touche massive. L’album continue avec In the Moonlight, morceau à l’introduction bien plus calme, laissant même le vocaliste placer un peu de chant clair avant que la rage ne reprenne le dessus, et ce qui s’annonçait comme une balade se transforme à nouveau en incitation explicite au headbang, avec toutefois quelques tonalités plus douces dans les refrains. Le titre nous laisse un moment pour reprendre notre souffle avant de charger à nouveau avec Ride or Die, composition sur laquelle il semble évident que la fosse ne tiendra pas en place, hurlant et gesticulant lorsque le groupe la jouera, puis on enchaîne avec Headed for the Fall, morceau assez joyeux qui ne perd pas un instant pour frapper à pleine puissance, profitant de l’élan de son prédécesseur. Les leads permettent au refrain de se démarquer avant que Shut the Silence On ne prenne le relai tout en restant dans l’approche saccadée propre au Groove Metal que le groupe déverse avec rage, notamment sur la moshpart, puis avec Never Coming Home où le son devient presque inquiétant, que ce soit côté chant ou harmoniques entre deux vagues de furie. Nouvelle courte pause avec Summoning Shadows qui démarre comme une balade, couplant riffs et chant clairs, et qui le restera jusqu’à la moitié du morceau avant que la saturation ne mette le feu aux poudres pour nous mener à You’re just a Ghost où le son est d’abord pesant puis de nouveau imposant et agressif, presque même majestueux sur les refrains. La fin de l’album approche avec Oath of Iron où l’on retrouve toute la violence comme sur les morceaux précédents, puis c’est All Bets are Off qui est chargé de nous prodiguer la dernière dose de riffs virulents tout en proposant quelques tonalités plus surprenantes, à la limite de la dissonance sombre avant un final écrasant.
Le sang neuf a visiblement fait du bien à Devildriver, qui nous offre sur Strike and Kill des composition dévastatrices, mais parfois un peu différentes de ce à quoi on pourrait s’attendre. Les fans seront ravis de retrouver la vivacité des premiers jours !
90/100