Review 3338 : Angellore – Nocturnes

Angellore est revenu parmi nous.

Six ans ont passé depuis leur dernier disque, mais Walran (chant/claviers, Abduction, Impending Triumph, Solstitium), Rosarius (guitare/chant/claviers), Ronnie (batterie), Celin (basse) et Lucia (chant) reviennent dans la lumière avec Ardua Music pour dévoiler leur quatrième album, Nocturnes.

L’album nous accueille dans la douceur avec l’introduction de Falling Birds, première composition à l’atmosphère relativement apaisante même lorsque la saturation s’empare des guitares, progressant jusqu’aux parties vocales, d’abord menées par Lucia, puis par Walran lorsque le son devient plus brut. Le morceau passe d’un extrême à l’autre, s’aventurant parfois dans un entre-deux enivrant où les musiciens mêlent leurs influences avant de céder soit à l’un, soit à l’autre pour finalement rejoindre Black Sun River et ses tonalités bien plus avenantes, presque même joyeuses par moments. Les racines Gothiques sont palpables dans la voix du chanteur alors que la jeune femme propose des tons bien plus symphoniques, mais il faudra attendre les deux tiers du titre pour que les hurlements ne reviennent un instant, mais le titre se poursuit dans la douceur jusqu’à Forsaken Fairytale où l’atmosphère s’apaise à nouveau. La longue introduction nous berce lentement, mais la batterie viendra troubler le calme instauré en s’installant progressivement puis en invoquant les guitares, mais ce sont bel et bien les voix et le piano qui mènent la composition, et si leur marche est parfois accompagnée de leads perçants, elle reste très majestueuse jusqu’à son final plus solennel qui débouche sur Martyrium et ses choeurs imposants. La froideur répond aux vagues de violence orchestrées d’une main de maître par les musiciens, épaulés par les claviers qui accompagnent les changements d’atmosphère ou les alternances de voix qui nous guident habilement vers A Dormant Stream, ultime et plus longue composition de l’album qui débute avec des sonorités très douces et un chant féminin assez simple mais hypnotique, parfois remplacé par le growl ou par des parties instrumentales plus épurées qui nous conduisent inévitablement à la fin de l’album.

Si le mot majestueux n’avait pas de définition, Angellore pourrait parfaitement l’incarner. Que ce soit dans les moments de douceur apaisants ou dans les passages bien plus bruts et sombres, Nocturnes est maîtrisé de bout en bout, et les musiciens n’ont rien laissé au hasard pour nous captiver à chaque instant.

90/100

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