Review 3340 : Maladie – The Dance of Tragedies

Nouvelle épidémie pour Maladie.

Mené par Alexander Wenz (chant, Hellknife, Gut), Björn Köppler (guitare/claviers/percussions, God Enslavement), Déhà (claviers/chant, Acathexis, Cult of Erinyes, Imber Luminis, SLOW, Wolvennest, Yhdarl…), Hauke Peters (saxophone), Alex Spalvieri (guitare, Nova Skellis) et Wiebke EB (choeurs), le groupe dévoile en 2026 son huitième album, The Dance of Tragedies, chez Apostasy Records.

L’album débute avec le son guilleret de Vortex of Monotony, premier morceau aux touches étranges mais relativement accueillantes, que ce soit le saxophone ou le chant clair, mais l’atmosphère change lorsque les vociférations débutent, la rendant bien plus malsaine avant de revenir à sa quiétude teintée de Black Metal. Les parties vocales guident la progression du morceau jusqu’à Behind All Suns, nouvelle composition qui propose elle aussi des tonalités assez aériennes un peu différentes, mais qui restent dans cette approche travaillée et avant-gardiste, peu importe l’instrument, prenant racines à la fois dans le Jazz que dans le Trip-Hop ou des éléments aériens. On continue notre voyage dans l’inconnu avec Too Old to Die qui propose une rythmique énergique allant du Post-Rock au Punk alors que les autres éléments suivent le mouvement avec une touche saccadée qui finira par sombrer à nouveau dans les extrêmes musicaux, mêlant à nouveau les parties vocales dans le plus grand chaos organisé. The Unknowable prendra finalement le relai avec une voix féminine et des leads joyeux pendant un long moment avant de revenir à une certaine forme d’agressivité, puis à des tonalités électroniques intrigantes, des parties rapides et entêtantes et une fois de plus cette dualité musicale cohérente avant de passer à The Dance of Tragedies. Là encore, le groupe parviendra à surprendre avec son approche enjouée, presque même festive et communicative qui nous donne à la fois envie de remuer le crâne lors des parties énergiques, mais également de nous questionner lors des moments plus inattendus qui explosent régulièrement avant que la lancinante Embrace Our Curse ne prenne le relai, offrant des touches de Doom. Elles seront bien évidemment effacées par l’approche une fois de plus très expérimentale du groupe, qui finira par passer à une deuxième partie plus “conventionnelle” assez courte, puis sombrera à nouveau dans l’étrange et la violence, nous menant à On Inaccessible Paths Part I qui débute avec une touche symphonique assez majestueuse. La saturation reviendra évidemment ancrer le titre dans le Metal, mais conserve l’approche épique un moment avant que l’énergie brute ne la trouble, s’alliant d’ailleurs plutôt avec le reste du morceau jusqu’au final aux allures de Dungeon Synth suivi par On Inaccessible Paths Part II, très longue dernière composition qui débute de manière assez calme, puis qui nous offre un duo vocal intense avant de s’abandonner à l’oppression et à la violence et de filer vers son final.

Je ne savais pas réellement à quoi m’attendre avec The Dance of Tragedies, mais Maladie a réussi à créer l’un des albums les plus travaillés et étranges de l’année 2026 ! On trouve de tout au sein de leur longue heure de compositions, mais peu importe ce que l’on pense, le groupe réussira à nous surprendre.

75/100

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