
Wailin Storms entre dans une nouvelle ère.
Fraîchement signé chez Season of Mist, le groupe de Caroline du Nord mené par Justin Storms (chant/guitare), Ben Melton (guitare/choeurs/claviers), Steve Stanczyk (basse) et Mark Oates (batterie) nous dévoile en 2026 son cinquième album, The Arsonist.

L’album débute au son pesant et dissonant de Dead End, premier titre assez intrigant à peine adouci par la voix qui se joint au mélange, donnant un peu plus de vie à ce voile de noirceur mystérieux tout en y intégrant un passage plus intense au centre, avant de se laisser adoucir. Les nombreuses influences du projet se dévoilent dans ce long break avant de s’enflammer à nouveau pour finalement rejoindre Heart of Mine qui se montre bien plus calme et nous accueille avec un son entêtant et irrégulier, ajoutant diverses touches enivrantes pour nous captiver. La saturation s’empare d’un coup de la rythmique, la rendant plus épaisse et s’offrant même des envolées bruitistes avant de passer la main à You Never Answered, titre suivant bien plus énergique et accrocheur qui conserve tout de même ses sonorités dérangeantes à la guitare qui donnent aux riffs un caractère imprévisible. Le son reste assez minimaliste sur les débuts de The Arsonist, morceau éponyme qui possède tout de même un caractère assez planant et aérien avant de se renforcer progressivement une première fois, puis une deuxième, mettant en lumière ses racines Gothiques fantomatiques. Never Rest débute avec une touche déjà assez lugubre qui va nous hanter tout au long du morceau et qui n’hésite pas à le laisser exploser pour un nouveau passage chaotique bien plus agressif, mais la course effrénée prendra fin avant que Saved ne vienne nous replacer dans ses tonalités plus lentes et enivrantes. Bien que saccadé, le titre est relativement régulier et nous emporte sans mal vers le final et ses choeurs avant que Patient Night ne propose une approche plus Punk presque enjouée, tout comme The Wind qui développe le côté rocailleux et parfois un peu abrasif mais avec l’envie d’en découdre. Le morceau sera parfois amené à ralentir la cadence, mais l’accélération ne se fait pas attendre, tout comme ce final presque éthéré qui rejoint It’s All Dark Now Where Your Eyes Used To Be, ultime composition qui démarre au piano affichant une teinte mélancolique, laissant sa rythmique s’intensifier très doucement jusqu’à la rendre presque inquiétante, l’amenant à un point d’orgue qui la fera décroître, rejoignant finalement le silence.
Je n’ai pas l’habitude d’écouter des projets aussi doux que Wailin Storms, mais je peux vous assurer que l’expérience fut plaisante ! Le groupe propose avec The Arsonist de nombreuses influences sombres et accrocheuses, et chaque morceau saura vous attirer à sa manière.
75/100