
Faded Remembrance fait à nouveau parler de lui.
Collaborant avec Bitume Productions, le musicien hongrois Tamás Albert (Embertears) dévoile son troisième album, The Blessing of Downfall.

L’album débute avec le long titre éponyme The Blessing Of Downfall qui prend le temps de développer son atmosphère lancinante en incluant quelques cuivres avant que les parties vocales n’apparaissent, rendant le mélange plus brut et légèrement agressif alors que les racines Doom permettent aux riffs une certaine lourdeur mélancolique. On notera des passages légèrement plus énergiques qui viennent tromper les tonalités majestueuses, avant de devenir angoissantes avec Shadowhaunt, morceau suivant qui reste dans des touches ténébreuses tout en faisant parfois surgir les parties vocales intenses et entêtantes avant de nous hypnotiser à nouveau avec ses harmoniques. Le musicien enchaîne avec Glimmering Hope qui reste dans des tonalités similaires, couplant les leads enivrants avec une base pesante, mais également une voix parfois agressive et parfois bien plus mélodieuse qui finiront par laisser place aux orchestrations avant de rejoindre At The Gates Of Avalon qui adopte rapidement une approche plus lourde et étouffante. La guitare mènera aussi les changements de rythme, devenant même parfois assez malsain tout en s’ancrant dans des éléments ténébreux alors que la voix apparaît de temps à autres, passant finalement vers Deep In The Forest où l’atmosphère est bien plus légère, presque mystique. Le titre passe assez vite, laissant finalement place à Requiem qui repart dans les tons mystérieux et même parfois imposants tout en s’ancrant dans une dynamique toujours très planante, laissant instrumentale et orchestration se répondre alors que le vocaliste ne proposera que de brèves apparitions, tout comme sur Thoughts Of Disobedience qui dévoile des notes épiques. Le morceau bénéficie de quelques accélérations intéressantes, et nous permet de nous garder attentifs tout en filant vers Pride Far Gone où le musicien va jouer sur la dissonance et les longs passages mélancoliques qui nous envoûtent entre deux vagues de guitare assommante. L’album prendra fin avec Slumber In The Darkness, titre d’abord entêtant puis assez étrange passant d’un extrême à l’autre tout en laissant la voix nous guider à travers les limbes, jusqu’à ce que le silence se fasse enfin.
Les habitués du Doom n’auront aucun mal à se laisser charmer par The Blessing of Downfall tant Faded Remembrance sait le rendre malsain, entêtant et pesant. Si vous cherchez un échappatoire à la joie de vivre, c’est l’album qu’il vous faut.
75/100