Review 3354 : Combichrist – The Venom In The Mouth Of God

Onzième assaut signé Combichrist.

Pour ce nouvel album, intitulé The Venom In The Mouth Of God qui sort chez Out of Line Music, le fondateur Andy LaPlegua (chant) est entouré d’Eric13 (guitare), Elliott Berlin (basse/claviers/percussions) et Jamie Cronander (guitare/claviers/percussions).

L’album débute avec quelques percussions inquiétantes sur ODR, premier titre où la rythmique ne tarde pas à frapper, nous emportant grâce à des tonalités entrainantes qui nous réservent toutefois quelques passages plus imposants, notamment lorsque les chœurs apparaissent. Je trouve à ce morceau assez accessible une petite vibe Old School, tout comme Desolation qui lui emboîte le pas et propose une approche dansante et entêtante, laissant parfois Andy presque seul entre deux vagues de tonalités Industrial assez aériennes, alors que la guitare s’autorise quelques libertés. La voix samplée réapparaît sur The Future Is A Memory, titre à la fois pesant et enivrant qui exploite à la perfection sa part ténébreuse et mystérieuse, puis on part sur un mélange plus agressif pour Born Deströyer, tout en restant également ancré dans une touche très sombre. Feraline va venir dynamiser le son tout en injectant d’abord une approche très Metal et agressive, mais les racines dansantes reviennent à la charge pour créer un titre assez contrasté taillé pour la scène avant d’accélérer à nouveau sur RISE et ses parties virulentes régulières. Retour des tonalités mystiques enivrantes avec Venom, titre suivant qui devient rapidement imposant et s’annonce facilement comme l’un des meilleurs nouveaux atouts du combo pour les lives, mais le titre est relativement long et se permet des parties très martiales et répétitives. On enchaîne avec S.T.F.U. et son évidente vindicte qui se ressent à la fois dans les parties vocales mais aussi dans l’instrumentale pesante, alors qu’Each Scar A Vision va repartir explorer les différentes nuances d’Industrial pour proposer une touche un peu plus groovy et accessible. Le groupe nous offre un temps de répit avec l’introduction d’Only Here For A Good Time, titre déjà dévoilé et qui propose des vagues d’énergie brute tout en restant accrocheur entre, à l’inverse de The Way We Want To Be Seen qui va d’abord nous plonger dans une mélancolie ambiante avant d’y mêler l’oppression des éléments électroniques, rendant le tout assez oppressant. Le groupe accueillera King 810 pour donner à la planante Demons Wanna Be Summoned une touche presque théâtrale avant d’atteindre Second Ending (We Have Been Here Before), dernier morceau qui est de loin le plus long, débutant avec une touche acoustique pour finalement se transformer en Electro entêtant qui s’intensifie de seconde en seconde et laisser les hurlements remplacer le chant clair pendant que les tonalités festives sévissent en arrière-plan, explosant en vol pour clore l’album.

Si Combichrist s’autorise parfois un petit retour aux sources, il n’hésite jamais à laisser ses racines Metal prendre les devant pour faire de The Venom In The Mouth Of God un album assez varié, mais surtout très énergique !

85/100

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