Review 3359 : As Bright As The Stars – Celestial Ascension

Le silence a été bénéfique pour As Bright As The Stars.

Mené depuis 2019 – année de sortie d’un premier split avec son compatriote Lament – par le musicien indonésien Bangoen (Corpsified, Dusk in Silence, Inverted), le projet dévoile en 2026 son premier album Celestial Ascension avec le soutien du label Flowing Downward.

A Lost Shadow nous emporte doucement dans l’univers du musicien, d’abord assez calme et brumeux avant de lâcher ses racines Shoegaze très sombres et résonnantes telles une averse, accueillant par la suite des parties vocales vaporeuses elles aussi qui renforcent la quiétude ambiante. L’agressivité gagne cependant du terrain, corrompant la noirceur pour incorporer blast et hurlements terrifiants avant une pause plus minimaliste pour nous laisser souffler avant de nous submerger à nouveau pour passer à Twillight Grey, morceau qui se montre immédiatement plus imposant tout en conservant sa touche aérienne. Harmoniques et rythmique s’allient à merveille pour nous captiver pendant que le chant clair s’évapore en arrière-plan, proposant un élément supplémentaire pour s’évader jusqu’à ce que la batterie ne nous abandonne, sonnant le passage vers la virulente Void of Light. Le titre démarre à bonne allure et déferle sur nous, puis s’apaise un peu, rappelant les cris lointains, mais même les moments les plus doux ne demandent qu’à exploser, chose qu’ils feront avec brio, nous emportant toujours plus loin dans ce tableau onirique avant que les claviers n’annoncent Untouched, la composition suivante à l’introduction épurée. Mais à nouveau, le calme ne dure pas, il est remplacé par cette implacable tempête aux riffs un peu dissonants qui s’arrêtent un temps pour mieux reprendre en compagnie du chant, mais le titre passe plus vite que les autres, accordant également une petite place au chant clair avant de rejoindre un final virulent, suivi par Eyes of Dawn qui nous enveloppe à son tour dans ce rideau de sonorités toutes plus volatiles les unes que les autres. Là encore, les touches Post permettent de maximiser l’explosion des éléments Black les plus agressifs, et une fois encore le torrent nous ballote de l’un à l’autre avec grâce et élégance, avant de faire place à Crystal Light et à ses touches lumineuses intéressantes qui trônent entre les parties les plus sombres et saccadées. Le titre va se couper d’un seul coup, nous accorder un instant de répit, puis repartir de plus belle avec le blast, et enfin rejoindre le morceau éponyme, Celestial Ascension, qui bien qu’il est le plus court des sept titres, fermera l’album non sans nous rappeler à quel point ses sonorités peuvent varier de la quiétude totale aux sonorités viscérales en un rien de temps avant de disparaître.

Bien que le projet soit resté silencieux un long moment, As Bright As The Stars revient en pleine forme pour nous dévoiler Celestial Ascension, un album puissant et saisissant comme on les aime. Certains titres sont une véritable incitation au voyage onirique lorsque l’on ferme les yeux… 

90/100

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