Review 3367 : Hexorcist – Crucificial Imprecations

Double sortie pour Hexorcist !

Le groupe Floridien fête cette année son deuxième album, Crucificial Imprecations, mais Gene Palubicki (chant, Perdition Temple, Malefic Throne, Demonized, ex-Angelcorpse…), Hexorcist II (basse), Hexorcist III (guitare, Bestialis, Nuclear Christ, ex-Thrash or Die) et Hexorcist IV (batterie, Bestialis, Gnosis, ex-Devastator) ont également profité de leur partenariat avec Invictus Productions pour rééditer son premier album, Evil Reaping Death, et sa première démo, Bestiarum Vocabulum.

Pour précision : je ne me concentrerai ici que sur Crucificial Imprecations, le nouvel album.

L’album débute dans l’angoisse avec Crucificial Imprecations, premier titre à l’introduction calme, bien trop calme pour la tempête qui suit et qui nous frappe sans ménagement, alignant les clichés du Death Metal Old School au mixage juste assez sale pour que l’on puisse l’apprécier pleinement. Le répit est bien évidemment un concept illusoire, notamment lorsque la dissonance des leads sévit doublée du blast ravageur, puis le groupe nous accorde un temps pour respirer avant que Deconsecration ne prenne le relai avec un concept similaire mais deux fois plus court, confirmant un constat simple : le groupe frappe vite et fort. Emissary of Evil va également renforcer cette idée en proposant à son tour des riffs Old School malsains à souhaits pour distiller son aura putride et intransigeante, rendant la rythmique aussi intense que les changements de rythme ou l’arrivée du solo, tout comme sur Unconsecrated qui n’aura lui non plus aucune pitié ni pour nos esgourdes, ni pour notre nuque avec un son aussi crade que maîtrisé. Là encore, les leads sont à la limite du tolérable pour l’auditeur novice, mais le groupe file après un sample étrange sur Adverse Sacraments qui débute avec un moment de calme étouffant, et qui enchaîne avec un riffing saccadé tout aussi puissant que le précédent, doublé de rugissements rauques. Si vous espériez de la douceur, je vous conseille de ne pas compter sur Hexorcist, titre lui aussi éponyme qui va proposer des touches stridentes à la limite du Death/Thrash pour appuyer la violence de la formation, ni même sur Defacing Deities qui malgré son introduction solennelle et majestueuse va redoubler d’efforts pour nous proposer une véritable déferlante contrôlée. Les leads se multiplient naturellement avant de passer au dernier titre, Exordium of Profanation, qui fait gémir les guitares avant de lâcher les chevaux pour une dernière vague de brutalité contrôlée qui va ravir les fans de Death Metal et qui mettra fin à la demie-heure.

Si vous pensez qu’une demie-heure est assez courte, essayez déjà d’encaisser Crucificial Imprecations en entier sans pause ! L’album est si intense et virulent qu’Hexorcist aura du mal à se surpasser la prochaine fois !

95/100

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