Review 3369 : Psycroptic – The Pulse of Annihilation

Psycroptic relance la machine.

Toujours mené par Joe Haley (guitare, Ruins, Abramelin, Domination Campaign), David Haley (batterie, Abramelin, Ruins, The Amenta, Werewolves, Faustian), Jason Peppiatt (chant, Domination Campaign) et Todd Stern (basse, Hammer Fight, ex-Tombs), le groupe australien signe chez Metal Blade Records pour la sortie de son neuvième album, The Pulse of Annihilation.

Le chanteur live du groupe, Jason Keyser (Origin, ex-Skinless…), participe également à certaines parties vocales.

Ashes of a New Dawn est le premier titre à frapper, d’abord avec une introduction assez simple et mélodieuse qui se renforce progressivement, puis qui s’embrase d’un seul coup, proposant une éruption de violence et de technicité très agréable à écouter, mais qui n’hésite pas à s’apaiser de temps à autre pour permettre au groupe de relancer la machine. Le groupe accélère à nouveau pour Gathering a Venomous Herd, morceau suivant qui doit absolument figurer sur les prochaines setlists du groupe tant il est accrocheur, et là encore les quelques pauses renforcent les reprises avant que nous ne nous accordions un temps de répit sur l’introduction acoustique de A Sword of Me, composition assez épique qui propose une alternance vocale furieuse. La rythmique n’est pas non plus en reste, alignant technicité et violence à chaque instant pendant que quelques claviers réhaussent le tout, puis c’est avec No Time for the Weak que le groupe nous piétine ensuite pendant que les vocalistes rugissent à l’unisson sur les riffs ravageurs. On notera une approche très saccadée de la part de la basse et de la guitare pendant que le blast sévit, puis la longue Our Pillars Fall débute avec un ton assez inquiétant et mystique auquel les musiciens donnent suite avec la même rage que précédemment, proposant même quelques moments de groove assommant ou des moments majestueux au possible. Le son disparaît doucement, puis laisse place à Annihilation Pulse, composition éponyme où rage et virulence sont les maîtres mots et guident les musiciens à chaque note, chaque cri et chaque frappe, nous propulsant sur la toute aussi violente No Blade of Grass qui prend immédiatement le relai et nous propose des orchestrations aériennes pour accompagner la déferlante de complexité musicale. Le constat est à peu de choses près similaire pour To Embrace This Curse qui enchaîne avec une technicité assumée et des patterns haletants à bonne allure, puis l’album entame sa phase finale avec Forging the Crown dont l’intro mystérieuse nous force à reprendre notre souffle, mais la vague de violence ne tarde pas à reprendre le dessus pour nous matraquer une dernière fois entre deux passages légèrement plus calmes.

Les albums de Psycroptic sont toujours d’excellente qualité, et j’ai une fois de plus passé un excellent moment à écouter The Pulse of Annihilation ! Le groupe ne renie pas ses racines techniques, mais a tendance à proposer un son parfois un peu plus brut, renforçant les deux extrêmes.

95/100

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