Review 3391 : Five Finger Death Punch – Legacy

Même technique pour Five Finger Death Punch.

Venant tout juste de dépasser vingt ans de carrière, le groupe américain mené par Zoltán Báthory (guitare, ex-U.P.O.), Ivan Moody (chant, ex-Motograter), Chris Kael (basse), Charlie Engen (batterie) et Andy James (guitare, ex-Sacred Mother Tongue, ex-Fields of the Nephilim) dévoile son dixième album, Legacy, via Better Noise Music.

Le titre éponyme Legacy ouvre l’album, mêlant le riffing saccadé ultra-efficace et purement infusé aux racines Groove Metal avec une touche d’harmoniques travaillées, mais aussi la voix puissante et si reconnaissable du sieur Moody, qui offre parfois un chant clair parfaitement maîtrisé pour compléter ses cris. Le morceau passe plutôt bien, tout comme De Oppresso Liber qui lui emboîte immédiatement le pas et s’annonce immédiatement comme l’un des prochains hymnes live, offrant même un break où choeurs et claquements de mains sont déjà enregistrés pour inciter le public à le suivre, puis Eye Of The Storm nous offre un temps de répit avec son introduction minimaliste avant la déferlante. Le titre ne surprendra que par sa puissance brute, à peine dérangée par un solo plus perçant, mais l’atmosphère change radicalement avec Nails in the Coffin, composition bien plus sombre et inquiétante qui développe un ton tragique entrecoupé de vagues d’agressivité pour renforcer son message pesant. In Time prendra le rôle de balade, que ce soit avec le son clair très présent ou les paroles qui apportent une pointe d’espoir dans toute cette noirceur, mais l’énergie et les riffs furieux reviennent sur Unscathed qui ravive l’envie d’en découdre tout en hurlant les refrains à pleins poumons. Il sera facile de remuer le crâne sur la moshpart lourde tout comme sur l’entraînante Joke’s on Me qui lui emboîte le pas et nous donne tout de que l’on aime de la part de 5FDP, et même les courtes cassures renforcent l’impact de la saturation avant de repartir dans la douceur d’Everybody Lies, deuxième balade de l’album où le vocaliste nous emporte avec lui tout en lâchant ce qu’il a sur le coeur. On repart avec Shelter, titre qui propose un mid-tempo assez groovy avec des refrains relativement majestueux, avec tout de même quelques clins d’oeil dans les paroles, puis Scapegoat vient porter le coup final avec une rythmique agressive, et cette même attitude rebelle du quintet qui retrouve sa rage d’antan.

Five Finger Death Punch poursuit sa route, jouant dans des salles toujours plus grande, mais on remarque que si le groupe aime diversifier son approche, il sait également faire de Legacy un point d’ancrage avec le passé. Les prochains lives s’annoncent déjà dantesques !

75/100

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