Review 3392 : Motionless in White – Decades

Motionless in White avait annoncé son septième album.

Intitulé Decades, il aura pris quatre années de création à Chris « Motionless » Cerulli (chant), Ryan Sitkowski (guitare), Ricky « Horror » Olson (guitare/chant), Vinny Mauro (batterie) et Justin Morrow (basse) et sort chez Roadrunner.

L’album débute avec le titre éponyme Decades et son instrumentale assez basique qui rappelle sans mal le combo le plus connu de l’Iowa sur lequel Chris rugit pendant que ses camarades développent les influences Nu Metal doublées de quelques samples, renforçant l’aspect Industrial avant de passer à log_in//crash_out où ils se développent toujours plus. On retrouve les choeurs de Gina DeBlieck, permettant au groupe de lancer des refrains assez doux en chant clair avant de revenir à l’énergie qui les caractérise, accueillant finalement Skylar Grey pour R.I.P., leur nouvelle balade à l’eau de rose au groove accessible où les hurlements restent très rares, mettant l’accent sur les touches planantes. Retour de l’énergie Metalcore sur Fight Like Hell, mais aussi quelques passages rappés qui s’intègrent plutôt bien à la composition avant de revenir au Nu Metal en accueillant Corey Taylor (Slipknot, Stone Sour) pour Playing God, le morceau le plus brutal de l’album où les musiciens se démènent pour donner à leur invité un environnement plus que familier. La moshpart finale sera sans aucun doute efficace en live, mais All That I’ve Ever Known va radoucir l’atmosphère, la rendant une fois de plus accessible et s’offrant même des racines Dubstep sur le break. On reste dans les racines Electro pour Blood Rave, titre où les musiciens sont rejoints par Anthony Martinez (Dark Divine), rendant le morceau parfait pour une soirée clubbing aux parties vocales modifiées avant de revenir aux racines Gothiques parfois un peu donjonnesques pour l’entêtante Love At First Bite, titre à la fois calme et mystérieux. Le groupe repart dans des influences dansantes sur Count Back from Zero qui a encore une fois toute sa place sur nos dancefloors préférés tout en plaçant presque habilement quelques touches d’autotune, mais aussi un break qui se veut menaçant mais qui reste finalement assez gentillet. Le final tente de nous faire remuer la nuque avant que Blood Pact ne nous offre un temps de répit suivi par des touches Trap qui entachent l’intégralité du titre, explosant parfois avec des palm-mutes contrôlés, puis la violence revient enfin sur Afraid of the Dark, titre qui retrouvera quelques racines Old School, notamment du côté de la rythmique saccadée infusée au blast. L’album prend officiellement fin avec Sunglasses at Night, reprise de l’artiste New Wave Corey Hart qui, bien qu’elle rentre sans mal dans cette nouvelle direction artistique édulcorée et accessible, va tout de même surprendre.

Le groupe nous a tout de même réservé deux titres surprise, le premier étant Hollywood, titre à la croisée entre Metal Alternatif et les touches Electro très accessibles qui sont présentes depuis le début de l’album, suivie par Fight Like Hell et ses touches de hargne accompagnées par Joey Arena (Outlier) dont le phrasé énergique renforce étrangement le titre.

S’il est évident que l’évolution fait partie des groupes, je pense pouvoir affirmer que Motionless in White a fait avec Decades un pari… assez risqué. Il y aura probablement des fans qui accepteront ce changement, mais pour ma part je vais rester sur mes favoris des albums précédents.

60/100

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