
Réouvrons les portes de Kamelot.
Fondé en 1987 par Thomas Youngblood (guitare) sous le nom Camelot, le groupe adopte son orthographe définitive quatre années plus tard. En 2026, c’est complété par Sean Tibbetts (basse), Oliver Palotai (claviers, ex-Doro, ex-Blaze Bayley), Tommy Karevik (chant, Raskasta Joulua, ex-Seventh Wonder) et Alex Landenburg (batterie, Cyhra, Mekong Delta, ex-Luca Turilli’s Rhapsody…) que le groupe signé chez Napalm Records sort son quatorzième album, Dark Asylum.

Nous débutons l’aventure avec Sanctorium, titre introductif d’abord assez inquiétant puis finalement majestueux qui nous mène aux riffs énergiques mais saccadés d’Ashen World, où l’on retrouve la voix expressive de Tommy, puissante lors des refrains et plus douce lorsque la rythmique s’apaise. Il est par moments accompagné des cris d’Ignacia Fernández (Decessus) qui renforce la dualité avant de passer à ?Dark Asylum, titre éponyme ancré dans les tonalités mystérieuses qui s’embrasent pour devenir plus théâtrales et ainsi suivre les parties vocales. On notera également le relai de solo entre guitare et claviers lors d’un passage entêtant, mais le morceau finira par laisser place à Sanctuary, où le groupe invite Clémentine Delauney (Visions of Atlantis, Exit Eden) et retrouve Ignacia Fernández pour un trio vocal des plus intéressants et diversifié, rendant le morceau presque imprévisible. Nocte Veritas nous propose un interlude mystique assez pesant avant de passer à One Last Masquerade qui fait revenir les riffs accrocheurs, et fait également apparaître Tobias Sammet (Avantasia) pour aider le vocaliste, faisant de ce titre très vivant un véritable monument pour les amateurs des deux formations. Le ton s’apaise avec Ivy, My Dear, douce balade sur laquelle le groupe se concentre sur du son clair pour permettre au chanteur de se démarquer avant que la saturation ne revienne sur Godlike Alchemy, morceau bien plus vif et qui profite d’une touche enivrante pour mener la danse. Le morceau passe toutefois assez vite, laissant The Sleeping Mind (Orphic Paradigm) prendre le relai, imposant à son tour ses riffs énergiques et entêtants qui auront tôt de nous faire remuer le crâne avant de nous conduire à Kaleidoscope qui débute avec des leads perçants, mais qui finira par se concentrer à nouveau sur la base efficace, laissant le vocaliste nous guider. Les accélérations de batterie seront parfaites pour placer les passages les plus agressifs, nuancés par Enigma (Think of Me) qui propose de longs moments de calme assez minimalistes, mais aussi quelques riffs plus lourds bien qu’assez doux. Le vocaliste n’hésite pas à proposer des tons plus démonstratifs, plus sensibles, alors que c’est l’instrumentale qui développe la mélancolie sur Cassandra’s Disease, notamment le piano lors des premiers instants, alors que le reste du titre reste assez solide. Le groupe s’aventure vers des influences Folk sur Beneath the Moon (Tunglið), où il accueille les vocalistes Rannveig Sif Sigurðardóttir et Sólveig Sara Leupold ainsi que la violoniste Lea-Sophie Fischer (Eluveitie, ex-Russkaja), mais le morceau à la double voix est très court, et l’atmosphère s’assombrit à nouveau sur ?The Puppet King qui suit immédiatement et nous replonge dans les ténèbres. Le break est particulièrement accrocheur, permettant à chaque instrument de se distinguer, mais il sera le dernier, puisque ?Sanctum Requiem permet aux claviers et orchestrations de nous offrir un ultime moment d’évasion, refermant ainsi cet album de manière grandiose.
Pas de doute, Kamelot sait y faire en matière de riffs épiques ! Si les treize précédents albums ne vous avaient pas déjà convaincus, Dark Asylum saura le faire en proposant des titres efficaces, mais aussi une atmosphère changeante et variée.
80/100
Quelques questions posées par Raven à Thomas Youngblood, guitariste fondateur du groupe Kamelot, à propos de la sortie du nouvel album du groupe, Dark Asylum.
Bonjour Thomas, et tout d’abord un grand merci d’avoir pris le temps de m’accorder cet entretien ! Comment vas-tu ?
Thomas Youngblood (guitare) : Je vais très bien. Je suis très impatient de voir sortir l’album et de partir en tournée. C’est un moment formidable pour Kamelot et pour les fans, donc nous sommes ravis.
Raven : Oui, je viens justement de réécouter l’album et il est excellent.
Comment décrirais-tu la musique de Kamelot sans utiliser les termes “Power Metal”, “Metal Symphonique” ou tout autre sous-genre ?
Thomas : Je n’aime pas vraiment classer notre musique dans des catégories précises. Je pense que… Si vous êtes fan de Kamelot, vous savez que notre musique comporte différents éléments et qu’elle ne se limite pas au Symphonique, au Power ou au Progressif. Il y a aussi du new age, du classique, des musiques de films, des approches cinématographiques. C’est donc vraiment difficile de catégoriser la musique de Kamelot, je pense. J’espère que nous avons en quelque sorte créé notre propre son et notre propre genre, pour ainsi dire.
Raven : Donc, cet album est peut-être un peu plus cinématographique, en tout cas ?
Thomas : Oui, je pense. C’était l’un de nos objectifs : rendre l’album un peu plus cinématographique, mais aussi faire revenir certains éléments Gothiques issus d’albums comme Silverthorn et Ghost Opera, ainsi que des éléments Folk avec des guitares acoustiques et de vrais violons, ce genre de choses que j’avais envie de réintroduire dans le son du groupe.
Kamelot sortira bientôt son quatorzième album studio, intitulé Dark Asylum. Qu’en penses-tu ?
Thomas : Oh, je me sens super bien. Nous y travaillons depuis environ deux ans, et l’idée est venue d’une cathédrale abandonnée qui s’est en quelque sorte transformée en asile d’aliénés ; c’est vraiment une métaphore de nos vies personnelles et de nos esprits, de la façon dont nous avons en quelque sorte créé ces structures dans notre tête qui nous ont empêchés de faire réellement ce que nous voulons dans la vie. Nous espérons que, métaphoriquement, certaines de ces histoires et de ces chansons aideront les gens.
Comment résumerais-tu l’identité de Dark Asylum en seulement trois mots ?
Thomas : Je pense simplement que c’est une continuation ou une évolution du son de Kamelot, nous avons conservé des éléments de l’ADN de Kamelot, mais nous avons ajouté de nouvelles choses et réintroduit certaines idées emblématiques de l’ancien Kamelot. Cela englobe donc vraiment de nombreuses époques de Kamelot, tout en créant une toute nouvelle ère.
Raven : Oui, mais je veux trois mots pour résumer cette identité.
Thomas : Trois mots. Je dirais “cinématographique”, “réfléchi” et “sombre”.
Raven : Oui, “Dark Asylum”, j’accepte. Tu m’as convaincu.
Dark Asylum sort trois ans après l’album précédent. As-tu remarqué des changements dans le processus de composition ?
Thomas : Pas vraiment. On a écrit cet album de manière très similaire : on travaille d’abord sur des démos chez nous, puis on se les envoie les uns aux autres… Je vis en Floride, mon claviériste vit en Allemagne, et notre chanteur vit désormais à Vancouver, au Canada. On a donc procédé de manière très similaire en termes de composition et d’enregistrement. Nous avons tous des studios chez nous désormais, ce qui nous permet d’enregistrer à domicile. Et puis, la dernière étape consiste toujours à travailler avec le producteur, qui est à nouveau Sascha Paeth. Nous travaillons avec lui depuis plus de 20 ans. C’est donc un processus très similaire. Évidemment, la musique est différente, l’histoire est différente, mais en termes de composition, c’est très similaire.
Cela rejoint une autre question : comme la formation du groupe est stable depuis longtemps, avez-vous constaté des améliorations au niveau du processus créatif ?
Thomas : Je pense que tu as raison. Tout le monde est plus à l’aise maintenant, surtout Tommy, notre chanteur. Il apporte davantage son style et sa touche vocale caractéristiques, je pense que cet album est l’un des meilleurs de Kamelot en termes de chant. Les fans vont adorer la façon dont Tommy chante sur cet album et ses mélodies. Mais oui, avoir une formation stable aide vraiment, pas seulement pour l’enregistrement, mais aussi pour les tournées, et il n’y a pas de divas en tournée ni rien de ce genre, ce qui est une bonne chose.
Raven : Ouais, ça me semble logique.
Désolée, je vais utiliser quelques étiquettes, mais le son de Kamelot est bien sûr ancré dans le power metal et le metal symphonique depuis ses débuts. Ne m’en veux pas. Y a-t-il des groupes que vous pourriez citer comme influences ?
Thomas : J’en avais pas mal à mes débuts, comme le groupe Rush, par exemple, qui a été une grande influence pour moi au début. C’est en quelque sorte l’une des origines de mon envie de jouer des morceaux un peu classiques, car Alex Lifeson jouait d’une guitare acoustique en nylon sur certains de leurs premiers albums. J’ai grandi en aimant beaucoup Michael Schenker, des groupes comme Iron Maiden ou Judas Priest. Tous ceux-là ont donc été en quelque sorte mes premières influences, mais comme j’ai grandi à Tampa, l’une de mes principales influences a été Savatage : ils venaient de Tampa et m’ont en quelque sorte montré qu’il existait une voie au-delà de la Floride pour atteindre les eaux internationales, pour ainsi dire. Je citerais donc ces groupes parmi mes influences.
Raven : Merci, c’est vraiment intéressant. Désolé, mes chats…
Thomas : Ouais, mon chat est là-bas aussi !
Raven : J’ai un mâle et une femelle, donc…
Thomas : Laisse-moi voir le chat ! Génial.
Alors, quelle est ta chanson préférée sur Dark Asylum ?
Thomas : C’est difficile. Je pense que la chanson Dark Asylum est l’une de mes préférées parce qu’elle mélange un peu d’éléments progressifs, mais avec un refrain très mélodique. Godlike Alchemy, le single qu’on vient de sortir, fait partie de mes préférées. Le refrain est très mélodique et les paroles sont très riches de sens. Et bien sûr, Ashenworld est aussi l’une de mes préférées.
Raven : Pour être honnête, mes réponses auraient été similaires aux tiennes. C’est assez difficile de dire qu’une chanson est meilleure qu’une autre, car elles sont toutes bonnes. Mais Dark Asylum… il y a quelque chose dans cette chanson que je ne sais pas expliquer, ça me parle. Je ne sais pas quoi.
Thomas : Ouais, ce refrain a quelque chose de spécial, et je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois que j’écoute cette chanson, j’ai le refrain en tête pendant des jours, ce qui est une bonne chose.
Quelle chanson t’a donné le plus de mal à finaliser ? À composer ou simplement à jouer ?
Thomas : Probablement assandra’s Disease. C’est un morceau très progressif, il y a beaucoup de parties musicales dedans. Donc, pour vraiment arriver à ce que ça sonne parfaitement et pour en assurer la production… On dirait bien que c’était sans doute la plus difficile. Mais tu sais, en général, ça fait longtemps qu’on fait ça, donc on est assez à l’aise pour produire ces morceaux et les enregistrer. Je ne veux pas dire que c’est facile, car c’est toujours un travail difficile, mais le processus est globalement assez similaire. Cela dit, Cassandra’s Disease a vraiment été plus que difficile.
Raven : Oui, je comprends. Désolé, le chat fait une bêtise (rires).
L’album compte quelques chanteuses invitées et une violoniste. Comment les avez-vous contactées et comment leur avez-vous proposé de participer ?
Thomas : Clémentine, de Visions of Atlantis – qui fait également partie d’Exit Eden –, est une amie de longue date, on tenait donc vraiment à ce qu’elle figure sur l’album, et elle va d’ailleurs nous accompagner pendant une bonne partie de la tournée. Il y a aussi Ignacia Fernández, du Chili, qui est une amie depuis plus de dix ans… Et Tobias Sammet d’Avanasia figure sur l’album; c’est le cerveau derrière Avantasia et Edguy, et c’était tout simplement génial de l’avoir à nos côtés sur One Last Masquerade. Donc, pour la plupart d’entre eux, ce sont tous des amis à qui on voulait simplement apporter une petite touche supplémentaire sur certaines chansons.
Raven : C’est sympa, et tu souris en pensant à eux !
Thomas : Oui, tout à fait. C’est toujours cool d’inviter des amis super talentueux qui apportent quelque chose, et c’était sympa qu’Ignacia Fernández, du Chili, fasse désormais partie de la famille Kamelot, c’est vraiment génial.
Penses-tu t’être amélioré en tant que guitariste ?
Thomas : Je pense qu’on a ajouté des éléments différents à la guitare ; certaines parties sont un peu plus Progressives et Néoclassiques. D’autres sont plus Blues. Donc oui, je dirais qu’il y a quelques nouveautés. Je ne dirais pas que je me suis amélioré. Je n’aime pas vraiment cette description, mais il y a clairement de nouvelles nuances dans mon jeu de guitare.
Parlons maintenant des concerts : comment te prépares-tu pour un concert de Kamelot ? Que se passe-t-il en toi et dans quel état d’esprit montes-tu sur scène ?
Thomas : On a toujours essayé de transporter le public et nous-mêmes dans un autre univers quand il s’agit d’un concert. Et ça va être amusant d’essayer de recréer l’ambiance de Dark Asylum en live. Et évidemment, je veux dire, je suis personnellement introverti, mais sur scène, je suis quelqu’un d’autre, ce qui est marrant !
Raven : Tu n’as pas l’air d’un introverti, tu es sympathique et souriant, mais c’est peut-être la distance ! C’est peut-être juste parce que je dis des bêtises que ça te fait rire (rires).
Une chose qui m’intrigue, c’est de savoir si tu as des rituels ou des habitudes avant ou après un concert ?
Thomas : Oui, avant un concert, je m’assois systématiquement dans la loge pour m’échauffer avec un ampli d’entraînement pendant environ 30 minutes, et je repasse en revue les différentes parties des morceaux. J’essaie de visualiser le concert, le début du concert, où je vais me trouver, ce genre de choses. Et puis, une fois sur scène, tout repose sur le lien entre nous et les fans, et on aime se rapprocher le plus possible du public. Du coup, on déteste vraiment les barrières. Mais souvent, c’est une règle imposée d’avoir une barrière, même si on n’aime pas ça. On veut que les gens soient juste devant la scène pour qu’on puisse leur taper dans la main et faire tout ce qu’on veut, donc il y a toujours un petit rituel. En gros, ça consiste surtout à boire un petit verre, à s’échauffer, puis à monter sur scène et à tout déchirer, tu vois.
Je n’ai malheureusement pas encore eu la chance de voir le groupe sur scène, mais je sais que vous avez une tournée nord-américaine, deux concerts au KAMFEST, puis une tournée européenne prévue pour la fin de l’année. Comment vous préparez-vous pour de tels événements ?
Thomas : Ça demande beaucoup d’organisation, bien sûr. Avant chaque tournée, tout le monde prend l’avion pour se retrouver, et on répète pendant une semaine pour passer en revue le concert. C’est ce qu’il faut faire pour que le concert soit génial dès le tout premier. Mais on est impatients. Je veux dire, la tournée nord-américaine commence dans environ deux semaines et demie, et un mois plus tard, c’est l’Europe, avec notamment quelques concerts en France. Je crois que la salle à Paris où on voulait jouer était déjà réservée, mais on reviendra à Paris.
Raven : Comment travaillez-vous sur la setlist ? Comment choisissez-vous les morceaux qui y figureront ? Et est-ce que la setlist, ou les setlists, varient d’un concert à l’autre ?
Thomas : Eh bien, en gros, à chaque nouvel album, on intègre quatre à cinq nouveaux morceaux dans la setlist. On essaie toujours de trouver un équilibre entre principalement des nouveaux morceaux et quelques anciens classiques. Mais c’est là toute la difficulté quand on a 14 albums à son actif. Comment choisir une setlist, n’est-ce pas ? Mais en général, tu sais, on essaie de privilégier les albums plus récents, puis on parsème le tout de quelques morceaux plus anciens, parce qu’on ne se repose pas vraiment sur le passé, on ne joue pas nos morceaux comme si on était un groupe hommage à 20 ans de carrière, tu vois, donc on essaie toujours de mettre l’accent sur les nouveaux titres.
Alors, que peut-on attendre des concerts du KAMFEST ?
Thomas : Ce sera une production gigantesque. Nous avons deux programmations différentes pour les jours 1 et 2. Nous jouerons des sets légèrement différents d’un concert à l’autre. Avec des invités spéciaux différents, ça va être passionnant pour notre tout premier KAMFEST ; d’ailleurs, nous avons des fans qui viennent du monde entier, ce qui est tout aussi passionnant.
Quelle est la prochaine étape pour Kamelot après cette année ? Avez-vous déjà des projets ?
Thomas : Nous allons participer à des festivals, bien sûr. Nous allons ajouter de nouveaux pays à notre tournée et retourner dans certains pays où nous ne sommes pas allés depuis un certain temps, comme l’Australie. Eh bien, nous allons ajouter la Chine à notre circuit de tournée. Nous ne sommes jamais allés en Chine, donc il y a beaucoup de choses amusantes et passionnantes qui se préparent autour de Dark Asylum et nous sommes donc impatients de voir ce que nous réservent les deux ou trois prochaines années. Ça va être beaucoup de voyages, mais ça va être sympa.
Il y a une question qui me taraude : comment vous est venu le nom Kamelot et quel est le lien avec la musique que vous jouez ensemble ? Parce que je connais la légende arthurienne.
Thomas : C’est vraiment intéressant, on ne me pose presque jamais cette question, et c’est bien que tu la poses parce que ça n’arrive pratiquement jamais. Quand on a monté le groupe, on était un peu à fond dans tout ce truc médiéval, comme les fêtes médiévales et ce genre de choses. Et ma mère était une grande admiratrice de John F. Kennedy, l’un des présidents, et son mandat à l’époque était surnommé “Camelot”.
Raven : Quoi ?
Thomas : Oui, on appelait son passage à la Maison Blanche “Camelot”. Du coup, ma mère m’a dit : “Pourquoi tu n’appelles pas le groupe Kamelot ?” Et à l’époque, il y avait un magasin de disques qui s’appelait Camelot aux États-Unis, et ça s’écrivait avec un C, alors j’ai remplacé le C par un K, et le reste appartient à l’histoire, comme on dit !
Raven : Eh bien, je ne savais pas ça, mais merci pour cette anecdote, je serai un peu moins bête ce soir !
Thomas : Voilà comment ça s’est passé.
As-tu déjà entendu parler de la scène Metal française ? Y a-t-il des groupes que tu connais et que tu apprécies ?
Thomas : Honnêtement, pas vraiment. Je sais qu’il y avait un groupe de power metal dans les années 90, dont Fred faisait partie, je crois – il est maintenant chez Kreator –, mais non, pas vraiment. Désolé.
Raven : La scène Metal Française est très variée, c’est donc difficile à dire. On a beaucoup de groupes de Black Metal. On a beaucoup de petits groupes. Peut-être, peut-être que tu as entendu parler de Gojira.
Thomas : Ouais, bien sûr, celui-là, au moins. J’en ai clairement entendu parler.
Y a-t-il des groupes avec lesquels tu aimerais beaucoup jouer ? Je te laisse créer l’affiche de tes rêves avec la tête d’affiche et trois autres groupes ; même les réponses irréalistes sont acceptées.
Thomas : On a eu la chance de jouer avec Iron Maiden, on a assuré leur première partie trois ou quatre fois, donc ça aurait été mon premier choix, mais comme on l’a déjà fait, tu sais, j’adorerais faire quelque chose avec le groupe Muse, par exemple. Je les adore. Je dirais Kamelot, Iron Maiden, Metallica et Muse.
Dernière question, un peu drôle : à quel plat ou à quelle boisson comparerais-tu la musique de Kamelot ?
Thomas : Je dirais un bon plat de pâtes accompagné d’un très bon cognac. J’adore les pâtes et j’adore le cognac, donc ça me va.
C’était la dernière question pour moi, alors merci beaucoup pour votre temps et votre musique, le mot de la fin vous revient !
Thomas : Eh bien, j’espère qu’on se verra à l’un de nos concerts et si on peut ajouter Paris à la liste, on se verra sans aucun doute, s’il vous plaît !