Review 3406 : Barkasth – Silent Torment

Résurrection pour Barkasth.

Mené dès 2015 depuis l’Ukraine par Arkhonth (composition/paroles/tous instruments), le projet aujourd’hui complété par Vlad (batterie/mixing/mastering, Drudkh, Precambrian, Windswept…) dévoile avec l’aide de Mara Production son troisième album, Silent Torment.

When Dawn Refuses to Break ouvre l’album avec une froideur assumée, proposant d’abord une touche mélancolique dans ses mélodies, puis finalement bien plus agressive lorsque les parties vocales arrivent, délivrant une véritable furie sauvage. On notera quelques passages plus organisés et criards grâce aux harmoniques, mais le morceau reste principalement axé sur la violence tout comme sur Beneath Ashen Skies qui lui emboîte immédiatement le pas et impose son atmosphère oppressante à souhaits. Le titre reste quand à lui extrêmement épais tout au long de ses riffs qui nous transportent sans mal alors que notre crâne remue, puis Embers Gone Cold nous accorde un temps de flottement alors que son introduction s’intensifie et adopte des touches Old School intrigantes avant de partir sur un groove assez accrocheur où les guitares font par moments taire leur feu. Les parties martiales nous mènent finalement à Before the First Shot où les leads perçants se multiplient, soutenant les vociférations et la batterie explosive qui donne au titre une touche là aussi entraînante, puis No Place to Hide propose une première approche assez mid-tempo qui nous offre un temps de relâche sans que leur noirceur ne s’éteigne réellement. Le morceau passe toutefois assez vite la main à Black as a Nightmare et à ses mélodies entêtantes qui serpentent telles des ombres dans la nuit et capturent notre esprit, notre attention, mais aussi nos mouvements de crâne alors que le vocaliste offre une performance saisissante. Le titre éponyme Silent Torment prend alors la suite, proposant une touche enivrante assez régulière qui sera brisée une fois de plus par le couple batterie/harmoniques qui apporte un peu de diversité au flot pesant et cependant assez morose, mais Stay Away vient enfoncer le clou avec sa constance assommante avec laquelle le groupe n’hésite pas à jouer avant d’accélérer pour imposer ses dernières vagues ténébreuses.

Je n’ai absolument rien à reprocher à Barkasth tant l’album est fluide. Peu importe l’aspect du Black Metal que vous aimez, Silent Torment saura vous parler, en particulier lorsque les musiciens se déchaînent peu importe l’atmosphère.

90/100

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