
La trilogie de Green Carnation prend fin.
Débutée il y a un an par Tchort (guitare, The 3rd Attempt, Blood Red Throne, ex-Carpathian Forest, ex-Emperor), Kjetil Nordhus (chant, ex-Tristania, ex-Subterranean Masquerade), Bjørn Harstad (guitare, ex-In the Woods…), Stein Roger Sordal (basse/guitare/claviers, ex-In the Woods…), Jonathan Alejandro Perez (batterie, Trail of Tears, ex-Sirenia) et Endre Kirkesola (claviers), c’est avec A Dark Poem, Part III: The Messiah Complex qu’elle s’achève, soutenue par Season of Mist.

Les claviers d’Unconditional Artificial Chemistry nous accueillent à nouveau avec douceur un moment, puis les riffs lourds et groovy reprennent place dans l’atmosphère, appelant le chant qui nous replace aisément dans une certaine quiétude envoûtante en nous guidant à son rythme entre les différents éléments. Claviers et basse assurent un ton assez pesant mais accrocheur, laissant le vocaliste tisser les moments d’intensité comme avant le solo lumineux, mais le groupe atteindra finalement The Messiah Complex après une dernière partie prenante, revenant au calme grâce à la guitare, mais les autres instruments vont vite proposer une touche inquiétante. Le rythme est assez changeant, passant d’un ton lancinant à une accélération enivrante aux racines Prog fermement affirmées avant de s’apaiser de nouveau pour passer à Broken Souls, Common Enemies où le son s’épaissit sensiblement avant de développer son approche plus énergique assez communicative. On entendra même quelques rugissements en arrière-plan avant que les riffs ne s’enflamment pour de bon, proposant un ton assez chaotique qui revient à la normale durant ce break aérien avec la flûte d’Ingrid Ose où une voix samplée s’invite, puis le titre reprend son allure de croisière vers la conclusion, A Dark Poem – Orchestral Suite. Mené par le Kristiansand Symphony Orchestra and Opera Choir, le très long titre (plus de seize minutes) nous promet une parenthèse majestueuse et parfois assez minimaliste, illustrant parfaitement le concept “A Dark Poem”, avec notamment un climax à couper le souffle avant la dernière partie, elle aussi épique et variée, qui mettra un terme définitif à cette aventure.
Une page se tourne pour Green Carnation, et bien que le groupe n’ait mis qu’un an à nous offrir les trois parties d’A Dark Poem, on a l’impression d’avoir passé de nombreux mois à leurs côtés en écoutant A Dark Poem, Part III: The Messiah Complex tant il semble pur et presque personnel.
80/100