
Nouvelle frappe signée Demonic Manifestation.
Avec son troisième album, Grimshrine, le groupe mexicain mené par Victor Mercado (guitare/chant, Altumtenebris, Ravenous Death, Silent Tombs), Enrique Martínez (guitare/basse, Altumtenebris, Noxifer, Macabre Goats, Ravenous Death, Silent Tombs) et Felipe González (batterie, Altumtenebris, Macabre Goat, Silent Tombs) officialise son retour ainsi que son partenariat avec Personal Records.

Le groupe attaque à bonne allure avec son premier titre, Cult Of Dominion, qui propose un son certes épais et abrasif, mais surtout assez accrocheur avant une accélération efficace qui accueille également les rugissements, rendant le mélange assez macabre malgré sa violence évidente. Si la rythmique en vient à ralentir, elle repart presque immédiatement pour nous permettre de remuer le crâne à nouveau avant d’enchaîner à vive allure sur Ninth Flame Oath, titre suivant qui ne lésine ni sur les moyens ni sur le blast pour frapper à haut niveau et renforcer ce sentiment d’oppression. Le premier solo est plus lent mais aussi plus chaotique, permettant un retour du son Old School en force pour le deuxième avant de continuer son manège vers Kuru: The Laughing Death March qui démarre à son tour d’excellente manière, et nous offrira même quelques virages Death Mélodique tout en conservant sa force de frappe pendant que le vocaliste se déchaîne. Retour dans l’angoisse sur The Horror, titre suivant qui emprunte de nouveau à la lenteur pesante, mais qui n’hésite pas à s’offrir des accélérations efficaces avant de nous brutaliser avec Spheres Of Death et son approche saccadée pendant que les harmoniques distillent cette touche planante. On retrouve une touche de technicité sur certains passages, tout comme sur Host qui lui emboîte le pas et propose à son tour un son assez énergique fait de sursauts de violence, mais aussi d’un break plus mystique et apaisant qui teinte la suite du morceau. Le groupe reprend un peu plus rapidement avec Terror Cosmic Gates et ses touches caverneuses imposantes qui renforcent les riffs féroces, puis avec Phantasma qui va elle aussi convoquer des forces occultes pour permettre au Death Metal de s’assombrir, rendant même les solos infernaux et dissonants. Sans surprise, le titre final The Evil Lurks reste dans cette touche sombre mais facilement accrocheuse où les riffs saccadés feront mouche en quasi permanence, ne s’apaisant eux aussi que sur les harmoniques persistantes, refermant habilement l’album.
Empruntant parfois par-ci par-là au Black ou au Doom, Demonic Manifestation a construit un Death Metal solide et accrocheur qui force le respect. Grimshrine n’a rien inventé, mais il l’a décuplé, proposant un son épais qui nous incite ouvertement à remuer le crâne.
85/100