Review 3413 : Neolith – Inbir

Retour dans les ténèbres de Neolith.

Après sept ans de silence, le groupe polonais mené par Levi (chant), Conrad (guitare), Zi’aR (guitare/choeurs), Kriss (basse/choeurs) et Semuss (batterie) signe chez Deformeathing Production pour la sortie de son sixième album, Inbir.

L’album débute à bonne allure sur le titre éponyme Inbir, première manifestation de sauvagerie guerrière sur laquelle le groupe lâche à la fois toute sa puissance tout en s’offrant également quelques samples majestueux pour renforcer sa force de frappe. Les éléments sombres complètent parfaitement la violence mais aussi les touches plus planantes alors qu’elles donnent à Ashur Has Given Me a Brother un aspect plus malsain et chaotique, notamment lors des leads. On retrouve tout de même la touche martiale de la rythmique tout comme sur The Dawn is Waking qui prend le relai et nous emporte de force au coeur de la charge menée par les cinq musiciens déchaînés qui déversent des riffs saccadés et parfois bourrés d’harmoniques hypnotiques. Là encore, le solo sanglant viendra proposer un point d’orgue avant de passer à la mystique Modlitwa na Marny Czas qui nous autorise un temps de relâche avec les incantations qui précèdent les vagues de violence successives. Le morceau sera parfait pour mener l’assaut en live, notamment grâce aux différents choeurs qui assurent une certaine diversité pendant la violence qui se retrouve décuplée sur Of All the Gods, piochant dans le meilleur du Black et du Death Metal pour provoquer une envie irrésistible de se joindre à la ferveur impie. La dissonance permet aux passages calmes de conserver une touche oppressante comme on la ressent sur Ouroboros et ses harmoniques aériennes qui viennent ensuite emporter notre esprit avant de le matraquer sous l’égide de la rage, mais aussi de la lourdeur lors de certains passages. On passe rapidement à The Four Etemmu of Kurnugi qui prend la place de son prédécesseur avec une approche massive et agressive à souhaits traduite par des rouleaux de blast ou double pédale sur lesquels les riffs viennent nous lacérer en compagnie des rugissements, puis c’est avec Morte que l’album prend fin, offrant une approche bien plus lente et pesante malgré la batterie survoltée, mais qui tissera les parties les plus mélodieuses de l’album avant de finalement s’évaporer.

Neolith m’était alors totalement inconnu, mais Inbir possède une puissance de frappe incroyable, et tout fan de Black/Death se doit de l’écouter. La violence se mêle habilement à des éléments mystérieux, enivrants et parfois même planants pour créer un son dévastateur.

90/100

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