Review 3425 : The Noctambulant – Revival

La pause a pris fin pour The Noctambulant.

Silencieux depuis leur dernier EP en 2021, E. Helvete (guitare/chant, ex-Tengger Cavalry), D. Franseth (batterie/choeurs) et Lars G. (basse/choeurs) ont recruté Rev. Beaumont (guitare) avec qui ils donnent vie à Revival, leur troisième album, qui sort chez Terminus Hate City Records.

Après une bonne minute d’intro entre noirceur et modernité, Bring the Sorrow frappe à bonne allure, laissant le groupe distiller un mélange entre efficacité pure à la limite du mid-tempo et quelques mélodies malsaines en arrière-plan avant que les parties vocales n’entrent en jeu, rendant le son bien plus agressif. Les choeurs aident à rendre le son accrocheur, mais ne ternissent en rien les éléments perçants avec lesquels le groupe joue un moment avant de passer à Apokalypsis et à son approche un peu plus furieuse, mettant le blast en avant pendant que les guitares se développent en arrière-plan. Le son reste efficace en permanence avant de passer à la presque joyeuse Dark Dawn qui propose des racines Folk entraînantes que le groupe se plaît à corrompre pour mieux les exploiter et y ajouter ses harmoniques cinglantes avant de charger à nouveau sur Macabre, titre massif qui assume ses relents Old School comme ses parties orchestrales. L’Interlude nous accorde un petit temps de répit avec une voix samplée dans une atmosphère inquiétante, mais le calme sera troublé par Skeleton Key qui prend le relai et nous déferle à son tour sur nous, nous emportant dans son flot de fureur brute et immédiatement fédérateur. On notera le soin apporté à la guitare lead, qui semble parfois un peu en retrait sur Killing Tree, morceau suivant sur lequel la section rythmique ne manque pas de se déchaîner, créant un véritable chaos organisé avant que Hell Ride ne nous propose une approche Gothique bienvenue. Là encore, les hurlements ne sont jamais loin, tout comme les patterns bruts et saccadés qui complètent les tons les plus majestueux, puis c’est avec San Martino que le groupe devient encore plus angoissant, laissant rugissements et murmures en espagnol se répondre pendant que les riffs s’écoulent à leur rythme. Le morceau permet plusieurs vagues d’accélérations successives avant que Red Right Hand ne vienne mettre le point final à l’album tout en restant entre mélodies entêtantes et plusieurs assauts vocaux successifs, profitant de toute sa longueur pour nous captiver une dernière fois.

Parfois très rythmé, mais parfois aussi bien plus majestueux, Revival permet à The Noctambulant d’acter son retour avec rage. Si l’album saura séduire les amateurs de Black Metal Mélodique, je suis certain que ses influences Gothiques seront tout autant appréciées.

80/100

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