Review 3426 : Hanging Garden – Dream Death

Deuxième étape pour Hanging Garden !

En 2026, le projet mené par le multi-instrumentiste américain Dylan Cruz (Scumbag, Dissonance, ex-Noxis) signe chez Transcending Obscurity Records pour la sortie de son deuxième album, Dream Death.

Dès le tout début d’Arete, premier morceau de l’album, le musicien prend un malin plaisir à créer un son agressif et saccadé à souhaits qui assaille nos tympans pendant que lui se déchaîne sur ses instruments, mêlant une excellente maîtrise et des touches saccadées furieuses. On notera une brève accalmie en son clair, mais la déferlante reprend de plus belle, rencontrant un premier solo d’abord relativement agréable puis qui intègre finalement le chaos ambiant avant de partir vers le deuxième, et finalement exploser en atteignant Ondine, composition suivante dont les influences semblent relativement similaires et qui affiche elle aussi toute sa folie en s’embrasant régulièrement. Les riffs s’enchaînent mais ne se ressemblent pas, proposant parfois des touches mélodieuses inattendues entre deux vagues de rage, mais Dreamwoven prend le relai sans interruption pour afficher des traces de Brutal Death marquées, notamment au niveau du chant alors que la base de la rythmique se fait plus mécanique et assommante. Le morceau est assez long, mais ne nous autorise aucun répit, enchaînant les patterns tous plus agressifs les uns que les autres, et même les passages plus planants deviennent malsains sous les rugissements du musicien qui passera d’un coup sec à Carambola où les riffs s’entrechoquent entre deux harmoniques apaisantes qui rivalisent avec la double pédale furieuse. Là encore, la notion de répit est mise à mal, car même si certains passages sont un peu moins intenses, la saturation extrême et permanente est de mise, ne nous laissant d’autre choix que de nous faire traîner par la machine effrénée jusqu’au final où nous pouvons enfin respirer un moment avant de plonger la tête la première vers Endymion, le titre le plus court, qui propose quelques sonorités épiques avant de renouer avec la rage tout en restant dans cette approche très technique. On enchaîne avec Tears of Lustful, Secret Desire qui s’inscrit comme un mélange des tonalités les plus mélodieuses et de l’habituelle violence incontrôlable, mais l’homme parvient avec brio à mener la barque entre les deux extrêmes tout en restant dans cette dynamique explosive avant de passer à Suffering Radiant Memories, titre instrumental à l’introduction apaisante mais qui n’hésitera pas à repartir dans de grandes envolées bourrées de leads pour une touche Prog enivrante pour clore l’album.

Si vous ne connaissiez pas Hanging Garden, attendez-vous à une claque de mélomane doublée d’une saturation abrasive ! Il y a de tout sur Dream Death, que ce soit en terme de violence, de créativité ou d’intensité.

90/100

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