Review 3428 : SUBMASQ – Spirit Animal

SUBMASQ est à l’aube de sa nouvelle ère.

Connu sous le nom Subterranean Masquerade depuis 1997, le groupe officialise sa nouvelle identité avec un EP de reprises début 2026, mais Davidavi “Vidi” Dolev (chant), Golan Farhi (basse), Tomer Pink (guitare), Yalon Schori (batterie), Or Shalev (guitare) et Shai Yallin (claviers/effets/handpan) ne sont pas arrêtés là, puisqu’il signe avec Willowtip Records pour nous offrir Spirit Animal, son cinquième album.

Le groupe est accompagné en live par Dima Kogan (guitare), et a demandé l’aide de percussionnistes et joueurs d’instruments traditionnels pour son album.

L’album s’ouvre au son de Cardamom, titre d’abord assez enjoué aux sonorités orientales finalement rejointes par la saturation des patterns Prog marqués qui deviennent intrigants lorsque le vocaliste intervient, ajoutant sa touche vive et surtout très vivante à une composition somme toute assez calme. On notera une apparition du guitariste Ron “Bumblefoot” Thal (ex-Sons of Apollo, ex-Guns N’ Roses) pour un solo lancinant avant de passer à Monuments qui propose des tons plus sombres, presque même inquiétants lorsqu’ils deviennent plus lents et imposants, mais on retrouve la folie lorsque les choeurs s’activent, alors que Mechanical Prayers revient immédiatement aux tons enivrants. Les musiciens semblent plus s’orienter vers le Rock Progressif et quelques racines Folk sur l’instrumentale, mais le vocaliste reste présent pour diversifier le mélange, explorant toute l’étendue de ses capacités avant de passer à la quiétude de Calypso, titre assez doux et assez travaillé qui jauge habilement la place de chaque instrument avant de lâcher les chevaux. On passe à Anger qui ne suit absolument pas son nom et nous proposera un son assez calme, jouant la carte des sonorités étranges et presque mystiques plutôt que celle de l’excitation brute, puis Sanctified prend le relai en proposant des nuances assez sombres, presque mélancoliques. Là encore, le son reste assez aérien et épuré, laissant le vocaliste se mettre en avant ou se retirer lorsque la rythmique se lance, puis le groupe revient à un Hard Rock entraînant sur Uman Inshallah, titre suivant qui aurait sans souci pu être composé à la grande époque du Glam/Hair Metal tant il est Rock’n’Roll dans l’esprit, puis The Unlucky dévoile l’un des son les plus contrasté de l’album, passant surprenamment bien de la pureté à la violence pendant ses cinq minutes. L’album se referme avec Trust, ultime morceau qui met un moment à se lancer, mais qui se veut assez facile d’accès, permettant une fois de plus au chanteur de se démarquer avec un message assez pessimiste, mais qui colle plutôt bien à l’atmosphère générale.

Il ne fait aucun doute que Spirit Animal est un vrai trésor pour les amateurs de Rock et Metal Progressif, ainsi que pour ceux qui apprécient les tonalités orientales bien dosées tant le groupe passe naturellement d’un son riche et même intense à des atmosphères plus minimalistes. Et même si je lui reconnais ses qualités, désolé SUBMASQ, mais ce n’est pas mon cas.

70/100

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