Live Report : Aephanemer + Les Bâtards du Roi – Petit Bain

Une reprise de concerts ne serait pas une véritable reprise sans un détour par Petit Bain, avec un sold-out orchestré par Aephanemer !

Pour cette tournée dans leur pays, les toulousains ont appelé en renfort le groupe orléanais Les Bâtards du Roi pour permettre à Garmonbozia Inc. de contenter les fans de Metal Mélodique dans ses deux formes les plus extrêmes : le Black et le Death Metal.

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À l’heure dite, la lumière s’éteint et c’est une fosse quasi pleine qui acclame déjà Les Bâtards du Roi, et qui reste calme pour entendre le sample d’intro qui leur sert de fil conducteur. Pas un mot, à part le désespoir du soldat, mais lorsque les quatre membres montent sur scène, la tension est déjà à son comble, et c’est peu dire lorsque les riffs sombres débutent, nous plongeant dans leur quête ténébreuse aux leads acérés qui envahissent la salle et nous transportent immédiatement, laissant les rugissement de Régicide (guitare/chant) nous fouetter les tympans. Ayant déjà vu le groupe sous la forme d’un trio début d’année, j’apprécie d’autant plus l’arrivée du bassiste survolté qui tabasse ses cordes (avec un doigté impressionnant), et qui apporte une nouvelle part de vie à un groupe déjà plus que virulent, restant certes silencieux, mais évidemment habité par sa musique. Le Chevalier au Corbeau est joué en deuxième, et étant mon morceau préféré, je les rejoins évidemment dans leur mélancolie déchirante, mais chacun des morceaux du soir aura sa saveur, alternant chant saturé et chant clair avec une maîtrise impressionnante, et dire que le groupe a plus que séduit la foule est un véritable euphémisme tant chaque pause et marquée de hurlements de la part d’un public qui n’aura pas hésité à remuer comme une cohorte de miliciens sous les flashs virulents. Je pense que j’ai besoin de voir ce groupe chaque semaine pour que ma vie soit une réussite, et leur show l’est tout autant ! 

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La scène est réarrangée pour Aephanemer, tête d’affiche dont l’absence à Paris s’est visiblement faite ressentir vu comment l’entrée est soutenue d’applaudissements puis d’un lancement express du pit alors que Marion Bascoul (guitare/chant) hurle dans son micro, déchaînant également ses meilleurs riffs. A ses côtés, Mickaël Bonnevialle (batterie) grimace en matraquant ses fûts (pour une fois qu’un batteur est bien éclairé !), Martin Hamiche (guitare) headbangue en permanence tout en alignant ses harmoniques aux racines Neoclassical, et Florian Ménard (basse) harangue en suivant ses camarades, et l’alchimie du groupe fait véritablement plaisir à voir tant tout est en place ! Côté son, on notera une batterie un peu trop présente par moments, et les quelques pauses permettront à la jeune femme de nous remercier, annonçant ses titres de manière mystérieuse comme “vu que nous sors sur les flots voici un titre de circonstance…” ou “il est temps d’entreprendre notre dernier voyage, en deux parties”, et les morceaux s’enchaînent à bonne allure, la ferveur ne redescendant ni du côté des musiciens, ni du côté du public qui continue à faire tanguer le bateau tant il bouge. Tout est synchronisé pour les toulousains, qui sont je l’espère échauffés vu qu’ils ont passé une bonne heure à remuer le crâne, et même les hurlements des fans ou leurs acclamations semblent extrêmement naturels, et c’est avec la certitude d’avoir fait des heureux ce soir qu’ils descendront de scène, promettant de nous rejoindre rapidement au stand de merch déjà pris d’assaut.

Bien qu’assez différentes, les mélodies d’Aephanemer et Les Bâtards du Roi ont fait l’unanimité ce soir dans un Petit Bain plein à craquer et qui n’a pas caché sa joie de voir les deux formations sur scène ! Si pour certains la nuit s’éternise, il est temps pour moi de profiter qu’il soit relativement tôt pour gagner le RER et rentrer à une heure décente, remerciant Garmonbozia Inc. grâce à qui j’ai vu le monde en flammes pour une soirée mémorable qui entre directement dans mon top de l’année !

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