Review 3437 : Bloodstain – Bloodstain

La relève du Thrash vient de Suède, et elle s’appelle Bloodstain.

Créé en 2023, le groupe sort rapidement un EP, et commence à écumer les scènes, participant même à certains festivals internationaux. En 2026, Oskar Lindroos (guitare/chant), Jonathan Thyberg (basse), Benjamin Norgren (batterie) et Tobias Ozzy Lindström (guitare, Eternal Evil) signent chez Threeman Recordings pour la sortie de leur premier album, l’éponyme Bloodstain.

Annihilation Line débute avec des choeurs majestueux, offrant un moment assez grandiose avant que les racines du Thrash ne prennent le dessus, se mêlant habilement aux touches planantes pendant que le vocaliste vocifère, parfois accompagné de ses camarades ou laissant les leads parler pour lui, révélant l’aspect mélodieux teinté de Heavy. On retrouve la violence pure avec Something Sinister titre suivant déjà bien plus brut et sombre qui bénéficie tout de même d’un excellent mix pour lui permettre de mettre chaque instrument en avant, notamment lors des parties groovy ou des harmoniques cinglantes. Même constat sur I am Death qui n’hésite pas à placer des parties martiales et de s’inspirer des légendes du style pour développer son style agressif et accrocheur avant d’observer une pause avec l’introduction apaisante de Carved into Stone qui se présente comme la power ballad de l’album, opposant une mélancolie palpable à des parties puissantes et entêtantes. Le groupe accélère dès que Taint Me ne débute, revenant aux racines de ses riffs tranchants et saccadés, piochant une fois de plus du côté de la scène américaine pour affûter ses propres armes avant d’en sortir d’autres plus imposantes pour Disdained qui privilégie la lourdeur avant de laisser les harmoniques s’y intégrer. Les parties vocales jouent également un rôle important dans l’atmosphère du titre qui redevient plus légère avec Lies Bleeding Through, même si le titre se laisse porter par les différentes accélérations des musiciens qui profitent d’une grande liberté sur cette longue composition, incluant même un break lancé par une cloche samplée. Conspiracy prend le relai en oscillant du Thrash au Heavy gardant ses racines Old School intactes pour mieux les mêler et placer un chant clair assez accessible comme des choeurs plus énergiques alors que Faceless Dealer se veut plus acérée et intransigeante, ne s’autorisant presque aucun temps mort pour mieux nous faire remuer le crâne. L’album prend fin avec Banner of Supremacy qui laisse une alarme retentir en guise de répit avant de lâcher les riffs, que ce soit lors des couplets et refrains où le vocaliste l’accompagne, mais aussi sur les parties leads furieuses qui complètent le panel.

Si vous aimez le Thrash à l’ancienne, Bloodstain est sans aucun doute le groupe qu’il vous faut pour vous replonger dans les années 80 ! Pas de faux pas sur Bloodstain, et l’énergie que j’avais appréciée en live est intacte !

90/100

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