
Drown in Sulphur continue son ascension.
Un an après leur dernier album, Manuel Riboldi (chant), Erik Bellan (guitare), Ciprian Grigore (guitare) et Domenico Francesco Tamilia (batterie) reviennent pour un nouvel EP, Strix, avec l’aide de Noble Demon.

Neither Night Nor Day nous propose une introduction assez calme avant que les riffs ne nous frappent de plein fouet, proposant lourdeur et dissonance avant même que les hurlements ne placent la violence au centre du tableau, nous projetant avec leurs riffs saccadés dans un paysage de dévastation intense. Le titre ne nous laisse pas de moment de répit et nous écrase consciencieusement avant que Groan From the IXth Circle n’accélère le pas, alternant les parties vocales pour nous faire vivre un enfer pendant que la rythmique ne nous lacère, prenant un ton plus pesant sur le break dévastateur. Nouvelle accélération avec New Moon Rising On Florence, titre qui propose autant de blast que d’atmosphère malsaine à souhaits et qui monte en pression avant un break punitif pour nous clouer au sol alors qu’Oscolum Infame ne reprenne le flambeau pour distiller encore plus de noirceur et de parties oppressantes. Accélérations et orchestrations sont naturelles, retraçant une marche nocturne dans l’angoisse alors que The Heptad Omen va nous asséner un dernier coup en pleine face, proposant l’une des rythmiques les plus furieuses de l’EP avec des changements inattendus, mais surtout une cohérence elle aussi virulente pour faire de ce dernier titre un vrai bloc de marbre incandescent qui marquera les esprits.
Drown in Sulphur n’a pas beaucoup d’années à son compteur, mais le groupe sait exactement comment faire pour marquer la scène, faisant de Strix une arme de choix pour nous exposer à la noirceur et à la dissonance de sa violence.
85/100