Review 3450 : Brymir – What We Leave Behind

Il y a du changement chez Brymir !

Toujours signé chez Napalm Records, le groupe est devenu un quatuor, mené par Joona Björkroth (guitare, Battle Beast), Jarkko Niemi (basse, IA, ex-Enragement), Viktor Gullichsen (chant/orchestrations) et Patrik Fält (batterie, Feastem), et sort en 2026 son cinquième album, What We Leave Behind.

La longue introduction instrumentale Slaying Star apporte une touche d’abord mystérieuse qu’intensifie Sleipnir avant de s’embraser d’un seul coup, proposant une allure effrénée telle l’animal mythologique, et bien que les racines Death Metal Mélodique/Symphonique soient présentes, on jurerait entendre d’autres influences. Les parties vocales ne font que renforcer la rage du groupe, confirmant sa puissance brute tout en comptant sur les arrangements avant que Tempestbound ne prenne le relai avec une approche similaire, lorgnant même parfois vers le Power Metal épique avec ses choeurs planants. Les parties leads confirment cette approche alors que les riffs saccadés proposent des touches Old School qui nous mènent à l’éponyme What We Leave Behind qui affiche des éléments plus modernes, à l’image des claviers de l’intro et des relents Pagan Metal purement finlandais que les connaisseurs associeront aux débuts du groupe alors que le break revient à cette approche récente. Comme son nom l’indique, True Darkness dévoile des tonalités bien plus sinistres, mais là encore les musiciens parviennent à les dynamiser grâce à un blast ravageur et une rythmique furieuse qui alimente l’orientation théâtral et expressive du morceau notamment avant que Moment of Silence ne nous accorde ce répit bien mérité avec une instrumentale assez douce. La quiétude va toutefois se renforcer en rejoignant Buried Legion qui débute avec cette voix monstrueuse avant de lâcher les tonalités guerrières où le groupe exploite à merveille les éléments les plus bruts comme les orchestrations pour un mélange fédérateur qui ferait des ravages sur leurs prochains shows. Nouvelle pause avec Thy Self the Highest Love (Prelude) qui donne une touche presque opératique mais attendue à l’arrivée de la saturation sur The Roaring King, titre d’abord relativement calme et mélancolique sur lequel le vocaliste finira par se lâcher pour devenir encore plus intense par moments. Retour aux sonorités planantes pour Broken Dawn qui nous expose à l’une des facettes les plus douces de la part du groupe, qui prend le temps de tisser son atmosphère sur toute la durée du morceau pour mieux en finir avec ses compositions originales, car bien que ce titre semble marquer le point final de l’album, c’est avec How Much Is the Fish?, reprise du groupe allemand Scooter, qu’il sera mis, non sans infuser d’Eurodance ses racines énergiques, créant un résultat pour le moins… surprenant.

Bien qu’un peu absent ces derniers temps, Brymir a pris le temps de peaufiner son nouvel album, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont travaillé dur sur What We Leave Behind ! Toutes leurs influences y sont représentées, et il est certain qu’il plaira.

85/100

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