Review 3468 : A Secret Revealed – The Ruin I Summoned Forth

A Secret Revealed a fui la lumière.

Sonnant comme une menace aux yeux du monde, le cinquième album du groupe, The Ruin I Summoned Forth, est le troisième que Michael Heim (chant), Lukas Brückner (guitare), Ralf Ungermann (guitare), Julian Langguth (basse) et Tilman Witschel (batterie) réalisent en collaboration avec Lifeforce Records.

Une voix samplée nous prévient juste avant que Disheartened ne nous explose littéralement au visage, provoquant une déflagration sombre et viscérale sur laquelle les hurlements déchirants de Michael provoquent un véritable ouragan d’émotions. Le quintet continue à nous mettre face à nos démons avant d’être rejoint par Nikita Kamprad (Der Weg Einer Freiheit) qui renforcera d’un seul coup la noirceur, prenant d’abord le micro avant de le partager avec le vocaliste avant de rejoindre Collapsar, nouvelle vague qui déferle dans nos oreilles et fouette sans relâche notre âme. On se retrouve alors piégé au sein du torrent à la merci des riffs et des cris du groupe qui relance presque immédiatement la machine avec Withered Eyes, titre qui exploite toute la profondeur du Post-Metal, autant dans la lourdeur abyssale d’une rythmique saccadée que dans la douceur des harmoniques planantes tout au long d’un morceau qui change très naturellement d’atmosphère. The Great Dying prend le relai en nous clouant au sol à son tour, nous ramenant dans cette dualité propre au style et que le groupe maîtrise à la perfection autant dans l’un que dans l’autre des aspect, mais qui surprendra toujours à la reprise de la violence ainsi qu’au passage au minimalisme de l’introduction de Torn From The Quiet. Une foule apparaît, et le groupe relance les hostilités, toujours aussi motivé pour nous ensevelir sous ses riffs implacables qui profitent d’une approche assez haletante pour nous maintenir en haleine jusqu’à ce que la basse ne s’offre un moment seule, surprenant tout le monde avec un son métallique glacial rapidement complété par les autres instruments pour atteindre l’étrangement enjouée Upheaval et ses harmoniques entêtantes. On note que si le titre est le plus accessible de l’album, il est également celui qui propose certain des patterns les plus perçants mais aussi ceux les plus calmes sur le break avant de rejoindre No Mercy For The Wicked qui place des sonorités très hargneuses dans chacun de ses riffs, mais surtout dans le chant. Le titre est cependant assez court, et laissera place à The Farewell, dernier morceau qui va lui aussi nous asséner sa rythmique écrasante entre deux courts nuages de tonalités bien plus calmes qui finiront par nous mener à cette fin inexorable.

Je ne me souvenais pas avoir été autant impressionné par A Secret Revealed lorsque je les avais découverts en live, mais une chose est sûre : The Ruin I Summoned Forth entre dans le haut du panier des sorties de 2026 ! Une telle viscéralité est rare, et la leur est tout simplement addictive.

95/100

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