
Gothminister revient avec un constat simple : We are all Demons.
Pour ce nouvel album, Bjørn Alexander “Gothminister” Brem (chant) s’est entouré d’Icarus et Nikolas Eckstein aux guitares, de Jona Morte à la batterie, mais aussi de The Orchard et Elevator Records.
Darkest Side of Earth nous laisse quelques secondes de répit avant de nous emporter dans sa vague aux tonalités Industrial entêtantes, accueillant par la suite la voix si distinctive de Gothminister, soutenue par quelques choeurs, mais également par des claviers majestueux qui contrastent avec les tonalités plus énergiques des guitares. Différents effets apparaissent, mais le son finira par adopter une pointe de mélancolie avant de passer à la dansante éponyme We are all Demons qui propose un ton très enjoué et pourrait sans mal passer dans les nightclubs du monde entier, proposant même une pointe de Power Metal sur son refrain. Le changement d’atmosphère est rude pour Nightmare King, titre bien plus pesant et effrayant malgré ses éléments accrocheurs propre au style, créant un mélange étrange mais enivrant avant que The Dark ne propose un son plus froid complété par une voix féminine qui mènera la danse, puis formera un excellent duo avec le vocaliste. Retour aux sonorités Electro sur The Spell, titre où le meneur est également accompagné par moments de quelques choeurs, mais aussi de riffs saccadés qui rendent le tout extrêmement accrocheur, mais aussi parfois surprenant lorsqu’il est rejoint par Thomas Jenssen (qui était son concurrent à la sélection norvégienne de l’Eurovision 2024). On repart à bonne allure sur la sombre Welcome to Hell qui rappellera le son brut des anciennes compositions efficaces à souhaits, puis l’homme s’offre une nouvelle fantaisie avec Salsa, composition qui va comme son nom l’indique proposer des tonalités enivrantes et joyeuses, à l’inverse des paroles défaitistes. Retour à l’Industrial menaçant avec My Revenge, titre où le vocaliste se déchaîne pendant que ses musiciens lui assurent une base énergique en laissant les claviers proposer des tonalités un peu plus virulentes tout comme sur Darkness is my Throne qui prend immédiatement le relai et assure une cohérence sonore avec une atmosphère pesante jusqu’à la fin. Court moment de répit pour débuter Fearless, composition qui place des cordes avant une approche assez simple mais majestueuse qui continueront à apparaître pour soutenir le message empli d’espoir avant de passer à There’s a Crown for All, outro instrumentale grandiose qui permet de clore l’album en beauté.
Tout en restant fidèle à ses racines Industrial, Gothminister va explorer toujours plus de territoires musicaux sur We are all Demons. Il y a de tout dans cet album : du sombre, du joyeux, mais surtout l’âme de son créateur !
80/100