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Shy, Low monte à nouveau sa voix.
Venus de Virginie, Dylan Partridge (batterie), Gregg Peterson (guitare), Drew Storcks (basse), Zak Bryant (guitare) et Kai Zamora (guitare) renouvellent leur partenariat avec Pelagic Records pour la sortie de leur nouvel album, Purity Spiral.

Grace nous ouvre lentement la voie avec quelques notes de guitare assez douces, mais on sent que l’atmosphère se charge progressivement, laissant les autres instruments se présenter avant la lourde déflagration tant attendue qui permet à la rythmique de devenir enivrante en frappant régulièrement. On se laisse facilement porter par les vagues massives vers The Bloat, nouvelle composition qui se montre immédiatement plus agressive, que ce soit par son approche saccadée ou par ses harmoniques inquiétantes, mais le son va se métamorphoser en quelque chose de plus complexe bien que toujours aussi pesant. La brume sonore n’hésitera pas à s’embraser et à se transformer pour mieux nous surprendre, conservant une once de douceur en arrière-plan qui la relie à Palmistry et à ses tonalités enjouées bien plus accessibles, mais on sent une fois de plus que les musiciens sont en train d’allumer lentement la mèche. Bien que le groove soit entêtant, l’énergie du groupe se ressent pleinement lors des passages saturés et majestueux qui viennent structurer la progression et emporte notre esprit bien plus intensément vers la courte Burning Fields qui nous laisse un instant de répit avant de vraiment débuter, retrouvant son développement saccadé mais très calme. Comme son nom le laissait penser, The Charging, Brazen Bull adopte immédiatement un son plus brut et rapidement inondé par cet océan de saturation, puis par les étincelles de vie offertes par les cinq instruments qui tissent chacun de leur côté ce paysage à la fois magnifique et pourtant assez mystérieux. Ils se retrouvent pour créer une sensation de détresse à travers la violence, puis nous bercent à nouveau avant de repartir de plus belle et relancer le son théâtral une dernière fois avant de le laisser mourir pour laisser place à l’inquiétude sur l’éponyme Purity Spiral. La guitare ne tarde pas à apparaître, d’abord assez aérienne, puis invoquant le reste de la rythmique pour retrouver les tons lancinants et changeants qui font la signature de la formation, mais je suis tout de même un peu surpris par ce passage aux claviers avant le dernier bloc saturé qui mène après un sursaut à Greenwood, ultime composition que je pourrais facilement comparer à une marche en forêt : si les débuts sont très calmes et simples, on se retrouve finalement confrontés à l’intensité de l’effort que représente la saturation, avant la délivrance et la fin de l’album.
Purity Spiral permet à Shy, Low de continuer à construire son univers grâce à des titres instrumentaux toujours plus poussés et intenses. Chaque composition a son identité propre et chaque note peut vous toucher d’une manière ou d’une autre pour vous laisser pénétrer ses textures changeantes.
75/100