Review 3472 : Werewolves – You’re Weak And You Know You’re Weak

Pas de pitié pour Werewolves.

Suivant leur rythme toujours aussi effréné d’une sortie par an, Sam Bean (chant/basse, Faustian, The Berzerker), Matt Wilcock (guitare, Abramelin, The Berzerker, The Antichrist Imperium, ex-Akercocke) et David Haley (batterie, Abramelin, Consummation, Faustian, Psycroptic, The Amenta, Ruins…) nous offrent leur septième album, You’re Weak And You Know You’re Weak.

Les trois furieux n’attendent pas une seule seconde pour nous balancer leur haine en pleine face avec Uroboric Fuckwit, premier titre qui démarre à très vive allure et ne ralentit même pas la cadence pour permettre au vocaliste de compléter le déluge de violence et de technicité. On notera une partie particulièrement épaisse suivie d’une autre plus malsaine, puis le groupe repart vers Tank Habit où là encore le concept de répit sera totalement annihilé par les vociférations et les riffs dévastateurs à mi-chemin entre Black et Death Metal qui s’embrasent régulièrement tout en adoptant des touches malsaines. J’étais tenté de croire que le groupe ralentirait avec l’intro de Burn It to the Ground, mais j’ai eu largement tort vu la vague surpuissante qui prend le relai et nous piétine jusqu’à la moshpart groovy avant de nous noyer sous sa dissonance, puis d’exploser comme si de rien n’était jusqu’à Triple Negative. Pas de surprise cette fois, le groupe affiche clairement sa violence avec une touche Old School abrasive qui flirte ouvertement avec le Grindcore avant ce message clair qu’est “you cunts, you fucking cunts” qui permet d’introduire correctement la virulente et dissonante So Say All of Us qui prend immédiatement le relai avec une approche similaire où blast et racines furieuses se répondent au même niveau. On sent également sur ce titre le côté complexe de certaines parties, tout comme celui bien plus oppressant de Fields of Suicide que les choeurs rendent étouffant à souhaits alors même que les trois gaillards se déchaînent sur leurs instruments, créant des riffs haletants de très haute volée. Le premier vrai moment pour souffler nous est offert avec la dissonante introduction de We March, morceau le plus long qui prend le temps d’installer son oppression avant de laisser les parties vocales revenir et nous accompagner sur cet embrasement progressif. Là encore, personne ne sera surpris d’entendre que la rythmique entre en éruption avant que les loups ne se mettent à hurler pour passer à The Song of Stupid Men qui va frapper nous projeter à nouveau au sol avec un côté parfois accrocheur, notamment lors du refrain ou de cette partie en tapping. Le final est à l’image du titre entier, et c’est finalement avec l’éponyme You’re Weak and You Know You’re Weak que le groupe va nous asséner une dernière claque en redoublant de virulence pour nous offrir une dernière occasion de nous briser la nuque au doux son de leurs riffs.

Rares sont les groupes qui tiennent une telle cadence ! Werewolves n’a pas changé de recette, et You’re Weak And You Know You’re Weak est un album qui piétine tout sur son passage en jouant entre Black et Death à très haut niveau !

90/100

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