Review 3475 : Archgoat – Nightbringer, Lightbringer

Blasphème à l’horizon pour Archgoat.

Toujours associés à Debemur Morti Productions, Lord Angelslayer (basse/chant, Thy Serpent), Ritual Butcherer (guitare) et Goat Aggressor (batterie, Mental Transformation, Malum, ex-Pyuria) ont annoncé la sortie de leur sixième album, Nightbringer, Lightbringer.

Les iconoclastes débutent avec Invocation 666, une introduction obscure et malsaine qui nous mène naturellement à Nightbringer, Lightbringer, titre éponyme qui lâche immédiatement les rênes de la violence avec un blast ravageur couplé à des grognements rauques et des riffs simples mais virulents. L’efficacité pure du Black/Death des finlandais est comme toujours saisissante, et nos nuques commenceront à remuer sur les passages les plus agressifs, mais le groupe s’offre également des parties plus majestueuses avant de laisser The Dawn to Armageddon nous écraser à son tour avec une touche un peu plus aérienne. La lenteur du morceau le rend très lancinant et entêtant, permettant également quelques harmoniques bien senties tout comme sur Iconoclasm the Nazarene qui va rester sur une approche bien plus agressive mais qui ne néglige pas les influences mystiques dans ses quelques leads. Les musiciens conservent ces patterns furieux tout en ajoutant par moments quelques claviers pour accompagner les vociférations avant de passer à Blood of Jesus Spilling upon the Earth qui nous piétine en continu avec une rythmique épaisse et sans compromis, n’offrant pour seules pauses que les moments plus lents mais tout aussi étouffants. The Stygian Millenium prend le relai en développant un ton plus froid et solennel, notamment grâce à la cloche samplée, mais l’intégralité du morceau reste assez imposant, même lors des vagues de rage qui mèneront finalement à Invocation 999, interlude angoissant qui fait évidemment écho à l’introduction. Les claviers continuent sur les premiers instants de Keys of Hell and of Death, proposant un dernier moment de mysticisme avant que le trio ne reprenne sa forme agressive Old School habituelle pour nous écraser sauvagement avant un final un peu plus calme, mais The Light Behind the Horns va de nouveau accélérer et retrouver une vitesse de croisière ravageuse. On sentirait presque des relents Thrash sur les passages les plus accrocheurs tout comme sur Reaper of Christianity qui lui emboîte le pas et retrouve elle aussi une énergie macabre brutale, nous faisant une fois de plus remuer le crâne, savourant également les harmoniques centrales avant de nous jeter sur Obsidian Reflection of Anti-Light, dernier morceau qui est également le plus long, mais qui ne va pas se priver pour déballer blast et riffs destructeurs pour marquer les esprits avant de prendre fin.

Sans surprise, Archgoat nous livre avec Nightbringer, Lightbringer une collection de morceaux efficaces entre Black et Death Metal. Rien de sorcier dans leurs compositions, mais le trio sait parfaitement comment faire pour parvenir à ses fins.

80/100

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