Review 3479 : Litost – Logos

Nouvelle création signée Litost.

En 2026, Manri (guitare/chant), Dani Molina (batterie), Joaquín García (guitare) et Luis Bru (basse/chant) signent avec Art Gates Records pour la sortie de leur troisième album, Logos.

Tifón est le premier à s’abattre sur nous, proposant un son épais mais épique et agressif, mêlant la densité d’un Black/Death furieux avec des mélodies perçantes avant même que les voix n’apportent à leur tour cette touche de rage viscérale, faisant même parfois accélérer la rythmique. On notera un court instant de répit avant de passer à Ábrego et son introduction acoustique qui invoquera finalement la tempête et son approche effrénée parfois apaisée par quelques claquements de main ou choeurs enivrants avant le retour de la violence qui mène à Alabeo, court interlude infusé au flamenco qui est d’abord très enjoué, puis qui finit par s’éteindre lentement. Tràngol prend le relai, renouant avec la fureur à laquelle le groupe nous avait habitués, accueillant même Eloi Boucherie (Vidres a la Sang, White Stones) pour renforcer l’assaut vocal et rendre le morceau encore plus oppressant. Les harmoniques apportent ce côté mystique hypnotique que l’on retrouvera aussi sur Ponzon?a et ses riffs dissonants qui permettent de contraster avec la violence brute de la section rythmique où l’on retrouve des relents Old School plutôt énergiques alors qu’Ocaso part sur un son plus pesant et saccadé, créant des vagues de violence parfois très entraînantes bien qu’inattendues qui nous tombent dessus tour à tour. Les musiciens nous offrent même quelques passages de choeurs clairs et une partie assez calme pour le solo, puis la mer nous accueille sur Nimbo, composition suivante qui démarre de manière très douce, progressant vers la saturation et attendant de s’embraser à son tour. Ce sera chose faite en deux temps, d’abord avec l’apparition des hurlements, puis avec l’accélération de la rythmique, mais on note aussi ce break salvateur avant un dernier sursaut virulent, puis c’est avec Cerrote que le son s’assombrit à nouveau, laissant l’instrumentale jongler avec ses harmoniques toutes plus entêtantes les unes que les autres avant que les voix ne reviennent sous plusieurs formes pour teinter le dernier morceau d’un voile inquiétant jusqu’à la fin.

Si Litost est capable d’une grande violence, Logos nous montre également des passages bien plus doux, aériens et enivrants de leur musique. Que vous aimiez la rage pure et sombre ou les teintes délicates, vous serez satisfaits en écoutant cet album !

85/100

English version?

Laisser un commentaire