Review 3486 : Insomnium – Netherworlds

Insomnium s’exprime à nouveau.

Il s’est passé trois ans depuis le dernier album des finlandais, mais Niilo Sevänen (basse/chant), Markus Hirvonen (batterie), Ville Friman (guitare/chant), Markus Vanhala (guitare/chant, I Am the Night, Cemetery Skyline, Omnium Gatherum…) et Tomy Laisto (guitare/chant, Hateform, Pain Confessor, ex-Mors Principium Est…) sont de retour avec l’aide de Century Media Records pour leur dixième album, Netherworlds.

On notera également Aleksi Munter (Empyrean Bane, Funeris Nocturnum, Swallow the Sun) aux claviers.

The Cold Song débute l’album avec des claviers assez froids mais qui posent un ton assez mélancolique, donnant le ton pour Shadowlife, le morceau qui intègre les riffs entêtants et aériens du groupe, mais aussi un mélange de chant clair et saturé pendant que l’instrumentale propose des touches planantes. Les racines finlandaises sont plus que présentes, et le groupe nous mène vers Remembrance, titre encore plus pesant tout en proposant des racines Power Metal énergiques mais relativement enthousiastes pour contraster avec la rythmique, et il est impossible de ne pas se sentir happé par les mélodies. Les choeurs sont légions, à l’inverse de Gleam in the Black qui propose une touche plus Old School et agressive tout en restant saccadée et mélodieuse lorsque le vocaliste hurle sur cette rivière de double pédale qui nous emporte vers la douce The Hour Grows Late où l’on retrouve une fois de plus la touche finlandaise par excellence, alternant cette douceur agressive et la saturation alors que le titre dure, proposant plus de huit minutes avant d’accueillir Santeri Kallio, Tomi Joutsen et Tomi Koivusaari d’Amorphis pour donner au morceau une touche unique. Le titre semble revenir aux racines du groupe, profitant de ses invités pour laisser durer l’influence Prog avant que Arch of the Sky ne place une nouvelle énergie plus entraînante, presque même joyeuse grâce à un mix plutôt doux et clair, même si le final est plus furieux, contrastant avec l’intro de Pathways of the Night qui dévoile des sonorités plus douces, presque théâtrales pour proposer un morceau accessible et qui va se terminer un peu vite à mon goût. Ethereal Sleep va débuter lui aussi assez lentement, lâchant des tonalités étouffées et lancinantes bien que lentes, même si certains passages plus virulents, mais The Banished va nous offrir un temps de répit avec son introduction certes mais courte et salvatrice avant l’accélération qui nous propulse au sein de riffs enivrants. Le morceau peut faire penser aux premières heures du groupe avec un mix assez agressif. On notera les harmoniques douces et aériennes qui permettent au morceau d’être assez accessible, tout comme Journey’s End qui place de sonorités calmes et même un sample vocal avant de s’assombrir et de même nous offrir des tons Doom/Death pour mieux finir l’album.

Insomnium reste fidèle à lui-même, explorant lancinance et tons lents pour développer une froide mélancolie que l’on aime entendre. Les mélodies de Netherworlds sont prêtes à nous envoûter, proposant parfois des éléments inattendus, mais qui collent à la souffrance inhérente au groupe.

90/100

English version?

Bonjour monsieur, tout d’abord, merci beaucoup d’avoir pris le temps de m’accorder cet entretien. Comment vas-tu ?
Ville Friman (guitare) : Pas de problème. Je vais bien. J’ai déjà donné deux interviews, je suis donc prêt pour la troisième, puis il m’en restera encore une, après quoi je pourrai aller m’allonger sur mon canapé et me détendre.

Je connais Insomnium depuis longtemps, ça remonte à 2008 ou 2009. La première vraie question est la suivante : comment décrirais-tu Insomnium sans utiliser d’étiquettes metal telles que “Death Metal Mélodique” ou “Metal Finlandais” ?
Ville Friman (guitare) : On est en quelque sorte… Peut-être que la façon la plus simple de décrire d’où viennent nos influences, c’est de dire qu’on a commencé en grandissant dans les années 90. Et puis bien sûr, tu sais, en 1991 – ça me fait paraître vieux, mais je me souviens de ces années, c’était une année emblématique où sont sortis des albums de Metallica, plein de grands albums de Metal, de Grunge, comme Nirvana, tout se passait en quelque sorte dans les années 90 et bien sûr, on écoutait ces groupes, comme Guns N’ Roses, puis ça m’a en quelque sorte donné envie de découvrir le metal plus Extrême, ce qui s’est produit, et on avait des groupes comme Amorphis, Sentenced en Finlande, et bien sûr, il y avait aussi beaucoup de groupes en Suède et en Norvège. Donc, mes principales influences viennent en quelque sorte de ce Death Metal Mélodique des années 90, du Death Metal, le Doom, tant au niveau du son que de la scène. On a ensuite mélangé tout ça, puis on s’est de plus en plus inspirés non pas nécessairement de musique Metal, mais plutôt de musiques plus douces, qu’on a intégrées à notre son par la suite. Mais tout a commencé avec ce genre de Death Metal scandinave, de Death Metal Mélodique, de Black Metal… tout ce qui existait là-bas dans les années 90.

D’accord ! Le nom Insomnium est donc assez évocateur, je dirais, mais comment le relies-tu personnellement à la musique du groupe ?
Ville : Tu sais, on pourrait penser à des mondes oniriques, ce genre de choses, aux cauchemars ou à l’insomnie, etc. Ça a donc une sorte de connotation liée à ce genre de… Quelque chose qu’on ne peut pas forcément expliquer, ces mondes que l’on explore : d’où viennent les rêves, que signifient-ils, quel est le lien entre eux, ou encore ce qui se passe dans l’au-delà, etc. Je pense donc qu’il y a une dimension mystique liée à tout ça, quelque chose qu’on ne connaît pas vraiment et qu’on ne peut pas expliquer, j’imagine.

C’est très intéressant. Il a donc fallu trois ans pour que Netherworlds voie le jour. As-tu remarqué des changements dans le processus de composition ou dans la création musicale en tant que groupe de cinq membres, plutôt qu’en quatuor comme auparavant ?
Ville : Je pense que, comme pour l’album précédent, Anno 1696, Jani (Jani Liimatainen, ndlr) contribuait encore un peu à la musique de cet album-là aussi ; on composait donc déjà en quintette à l’époque, et aujourd’hui, on est à nouveau un quintette avec notre nouveau membre Tomy (Tomy Laisto, ndlr) à la guitare. Je dirais que le processus de base n’a pas trop changé,  on dispose peut-être d’un matériel d’enregistrement un peu plus performant pour réaliser des démos de meilleure qualité chez nous. Et puis, le plus grand changement lors de la réalisation de cet album, c’est que l’ingénieur du son en était également le producteur. Du coup, on lui faisait écouter et envoyer des démos pour qu’il nous fasse part de ses commentaires, et il apportait pas mal de petites modifications au niveau des tempo, on a donc en quelque sorte ajusté le tempo de quelques battements par minute, soit en accélérant, soit en ralentissant à certains endroits où cela semblait plus approprié. Il nous a également donné des idées sur la façon d’arranger certains passages ; on l’a écouté, puis on a apporté des modifications, même si pour certaines choses, on a tout de même fait à notre façon, mais il nous a vraiment poussés à nous dépasser et nous a donné plein de bonnes idées. Je dirais que parfois, on peut se montrer un peu rebelle et ne pas vouloir changer ce qu’on a fait, mais au final, on a pris en compte une grande partie de ses remarques et on a modifié et peaufiné de petits détails pour améliorer les morceaux.

J’ai remarqué qu’Insomnium avait – comme tu l’as dit – un son très froid, inspiré à la fois du Death Metal Mélodique et du Doom. J’ai déjà posé cette question à plusieurs reprises, mais qu’en penses-tu ? Penses-tu que la Finlande possède un son vraiment distinctif ?
Ville : Oui, on a sans aucun doute un son distinctif dans le Metal, mais peut-être que, dans une certaine mesure, les groupes de Metal de ce genre mélangent davantage les styles de nos jours, car on découvre toutes sortes de musiques plus librement grâce à Internet, YouTube et tout ça. On n’est donc plus aussi limité localement à écouter ce que les gens jouent ici, ce qui a peut-être un peu mondialisé le son metal. Mais il y a clairement quelque chose d’unique en Finlande, et une sorte de style musical finlandais, pas seulement dans le Metal, mais aussi dans les chants traditionnels et la musique populaire, qui a sans doute influencé la Finlande – le genre de mélodies que l’on entend couramment à la radio, etc. Cela a peut-être un effet, mais si on y réfléchit bien, le climat est le même en Suède, en Norvège et dans pas mal d’autres pays, mais on n’y trouve pas de groupes au son similaire. On peut bien sûr élaborer toutes sortes de théories et réfléchir à tout ça, mais je ne suis pas sûr qu’on puisse jamais prouver d’où vient ce son finlandais mélancolique.

C’est vraiment intéressant et, bien sûr, comme tu le dis, Internet aide énormément en matière de musique. Alors, as-tu une chanson préférée sur l’album Netherworlds ?
Ville : Je trouve que c’est un très bon album. J’en aime beaucoup. Peut-être les morceaux un peu plus lents et graves… Je pense que l’une de mes chansons préférées est Ethereal Sleep, je crois que j’en étais moi-même assez satisfait. J’ai beaucoup aimé Journey’s End, qui est d’ailleurs la dernière chanson composée par Markus (Markus Vanhala, ndlr), j’apprécie aussi beaucoup The Banished, écrite par Tomy, qui dégage une ambiance un peu différente, et je l’ai un peu aidé, notamment pour les arrangements et certains détails, afin que ça sonne peut-être un peu plus Insomnium. Mais bon, ce ne sont là que quelques exemples qui me viennent à l’esprit, toutes les chansons ont leurs moments forts. Je suis peut-être un peu ennuyeux et apolitique, mais je pense que dans l’ensemble, c’est une très belle sélection de bonnes chansons.

Il y a quelques invités du groupe Amorphis sur le morceau The Hour Grows Late. Comment avez-vous décidé de collaborer avec eux ? Comment avez-vous mis cela en place ?
Ville : C’est notre ingénieur du son et producteur principal, Miiro (Miiro Varjus, ndlr), qui a suggéré cela en fait, et qui a eu l’idée. Il a donc travaillé comme technicien de scène, tour manager ou régisseur pour Amorphis, et il a également collaboré avec nous, il connaît donc les deux groupes. Je pense qu’il a d’abord eu l’idée de demander au chanteur d’Amorphis, Tomi Joutsen, de chanter en voix claire, puis d’autres idées lui sont venues : on pourrait peut-être demander à Tomi Koivusaari de faire quelques growls également. Ensuite, la chanson comporte ce solo de clavier écrit par Markus, qui a composé le morceau, mais ça semblait être un passage où Santeri (Santeri Kallio, ndlr), le claviériste d’Amorphis, pourrait apporter sa contribution, car il a vraiment un toucher très fin avec tous les sons analogiques qu’utilise Amorphis, c’était donc un choix assez évident pour ça aussi, mais l’idée ne venait pas de nous, elle venait du producteur qui connaît les deux groupes, et je trouve que ça a très bien fonctionné. Ce n’est pas seulement pour pouvoir mettre un autocollant sur votre album indiquant “avec tel ou tel”, mais je pense que les participations d’invités complètent vraiment la chanson et s’intègrent parfaitement à celle-ci ; c’est donc sans aucun doute une bien meilleure chanson quand Amorphis y participe, ils apportent vraiment une belle contribution.

Je suis tout à fait d’accord avec toi ! Tu penses peut-être t’être amélioré en tant que musicien en écrivant et en composant ce nouvel album ?
Ville : J’ai davantage travaillé sur ordinateur, j’ai essayé d’utiliser quelques nouveaux plugins et j’ai tenté d’améliorer un peu le son des démos, pour qu’elles correspondent davantage à ce que j’aimerais obtenir au niveau sonore. Je pense donc avoir passé plus de temps à enregistrer et à peaufiner les démos, en essayant de donner à mes idées un son plus abouti dès le stade des démos maison. J’ai trouvé ce processus très enrichissant, alors j’ai beaucoup appris en regardant des vidéos sur YouTube : comment égaliser ce genre de choses, comment obtenir une batterie percutante à partir d’échantillons, et j’apprends peu à peu ce genre d’astuces d’enregistrement à domicile. Je suis bien loin d’être un pro ou d’exercer une activité professionnelle, mais juste pour mon plaisir, j’essaie de comprendre comment les choses fonctionnent et j’essaie d’améliorer un peu le son de la démo. C’était vraiment un processus agréable, car je pense que ça influence aussi un peu la qualité de la musique et la façon dont les idées sont perçues. Je pense donc que c’était une expérience enrichissante de consacrer un peu de temps, en plus de l’écriture des morceaux, à la production de notre musique.

Parlons maintenant des concerts. Comment vis-tu un concert d’Insomnium de ton point de vue ? Qu’en penses-tu ? Comment te sens-tu quand tu montes sur scène ?
Ville : Tu sais, on répète à l’avance, mais ensuite, c’est un peu comme entrer dans une sorte d’état de fluidité, donc tu vois, on n’a pas vraiment le temps de réfléchir à ce qu’on fait quand on joue, on se contente de jouer et de se produire sur scène ; on se laisse donc porter par le courant. On essaie de s’y préparer, on a cette énergie, on est dans le bon état d’esprit, on ne pense à rien d’autre, mais c’est plutôt une question d’instant présent : je me concentre simplement sur le fait d’être là, ici et maintenant. Donc, je pense qu’il s’agit surtout d’être présent dans l’instant, d’apprécier ce que l’on fait, d’essayer de canaliser ses émotions dans son jeu et aussi de vivre un peu avec le public, puis de reconnaître qu’il est là pour vous soutenir ou s’amuser, etc. En fin de compte, il s’agit simplement d’être présent, je dirais, et bien sûr, dans l’idéal, on est toujours partant pour ça, mais en général, c’est le public qui nous fait décoller de toute façon ; on reçoit donc les réactions du public, puis quoi qu’on fasse, on renvoie cette énergie vers lui, ce qui en fait un échange réciproque la plupart des soirs. Et peu importe que tu sois fatigué, que tu n’aies pas beaucoup dormi ou quoi que ce soit d’autre, que tu sois un peu malade ou autre, que tu aies de la fièvre, en général, tu ouvres une bière, tu te lances, et tout va bien. Ensuite, tu te reposes si tu te sens mal, mais ça arrive souvent, surtout quand on est en tournée à la fin de l’automne ou au début de l’hiver, quand il fait froid et humide partout. Du coup, on a fait ces tournées où tout le monde est tout le temps malade, ce qui n’est pas agréable, mais il faut quand même se mettre dans l’ambiance et ne pas trop s’en préoccuper quand on est sur scène.

D’accord ! Je vous ai vus plusieurs fois. Comme je l’ai dit, j’habite près de Paris, donc à Paris et dans de nombreux festivals, bien sûr. Comment vous sentez-vous quand vous jouez en France ? Vous appréciez peut-être la France ?
Ville : Oui, tout à fait. Je dirais que la France est devenue un bien meilleur terrain pour nous ; je pense qu’on a un public assez fidèle. À Paris, c’est toujours très bien, bien sûr, et c’est vrai, comme je le dirais pour la plupart des pays : quand on joue dans la capitale, il y a généralement une scène heavy metal plus développée et plus de monde, mais il y a aussi beaucoup d’autres endroits comme Lyon et tous ces festivals, qui ont été vraiment géniaux. Je pense qu’on a réussi à… Je dirais qu’au cours des dix dernières années, l’Allemagne a été un très bon marché pour nous dès le début, mais au fil des années, je pense que la France a vraiment pris de l’ampleur et nous avons également beaucoup de fans en France ; nous devrions y jouer plus souvent. Et puis, j’aime la France : la cuisine y est excellente, le vin est excellent, Paris possède une culture formidable et une architecture magnifique, donc j’adore jouer en France et voyager en France aussi ! J’espère donc que nous aurons davantage d’occasions de nous y produire à l’avenir. Croisons les doigts.

Y a-t-il de nouveaux projets de tournée pour Insomnium après la sortie de l’album, ou peut-être simplement des projets en cours ?
Ville : Oui, on va faire deux tournées avec Amorphis. On va donc partir en tournée dès la sortie de l’album, et on commencera par les États-Unis. Il y aura donc quelques concerts en Finlande à la sortie de l’album, puis on enchaînera avec la tournée aux États-Unis et au Canada. Ça se terminera vers la mi-décembre, le 19 décembre, donc on rentrera chez nous pour Noël, puis il y aura une nouvelle partie de la tournée avec Amorphis qui débutera en janvier et nous mènera en Allemagne, en Pologne et en Hongrie, et je crois qu’on a aussi une date en France, à Paris. Mais il s’agit là encore de la première partie de la tournée européenne ; ensuite, nous avons des projets : nous aimerions repartir pour une partie asiatique, en Amérique du Sud, puis bien sûr peut-être refaire à la fois les États-Unis et l’Europe pour jouer dans des pays où nous ne nous sommes pas beaucoup produits, et peut-être ajouter quelques dates supplémentaires, par exemple en France, etc., mais ce ne sont que des idées, nous n’avons encore rien planifié de concret. Donc pour l’instant, on prévoit deux tournées, peut-être quelques autres dates dans des régions plus petites, puis les festivals d’été, et ce qui se passera ensuite reste à déterminer.

Okay, ça a l’air vraiment génial et vous allez être très occupés ! Avez-vous déjà commencé à travailler sur la setlist pour les prochains concerts ?
Ville : Ouais, on est en train de mettre au point la setlist et de choisir les morceaux à répéter. Il y a quelques nouvelles chansons et je crois que deux des singles ont déjà été joués en live. Je pense que les quatre singles qu’on a sortis seront tous joués en live, mais on ne jouera probablement pas encore l’album en entier, car on va commencer par les concerts en Finlande et le premier concert finlandais aura lieu le jour de la sortie de l’album, donc je pense qu’on ne va pas vraiment… Tout le monde ne connaîtra pas encore l’album, donc on ne jouera pas toutes les chansons, mais je pense que la setlist évoluera au fur et à mesure ; on ajoutera de nouvelles chansons à la setlist et je m’en occupe au fur et à mesure, donc on mettra peut-être aussi à jour la setlist avec de nouvelles chansons de l’album.

Passons maintenant à des questions un peu plus décontractées. Tu as peut-être entendu parler de la scène Metal française ?
Ville : Ouais, bien sûr, tout le monde connaît Gojira, mais il y a plein de bons groupes de metal français, et Osmose Records, et puis tous ces… il y en a un autre. Le genre de labels qui existaient déjà dans les années 90, quand on cherchait de nouveaux groupes. Par exemple, Alcest est l’un de mes groupes préférés en France, et puis… c’était quoi déjà, ce groupe où un Français jouait de la batterie… Je ne m’en souviens plus, il faudrait que je vérifie ma collection de CD !
Non, ça va, citer Alcest et Gojira, c’est déjà très bien !
Ville : Ouais, mais il y a plein d’autres bons groupes aussi !

Y a-t-il peut-être des groupes avec lesquels tu aimerais jouer ? Pas forcément des groupes français, mais si tu devais créer l’affiche de tes rêves avec trois groupes et Insomnium en première partie ?
Ville : Oh oui. C’est bien sûr toujours difficile, mais ce sont sans aucun doute des groupes que j’aimerais voir jouer, et avec lesquels j’aimerais moi-même jouer. Je choisirais sans hésiter Opeth. Ce serait vraiment génial. Essayons quelque chose de nouveau, comme Blood Incantation. Ce serait vraiment cool, et ils ont sorti un album aussi long que le nôtre, Winter’s Gate, donc je pense que ce serait un excellent choix. C’est un groupe qui me plaît aussi musicalement, et je pense qu’ils s’accorderaient bien avec Opeth. Et ensuite, qui choisir ? Encore un… Mais bien sûr, l’un des plus grands groupes avec lesquels tu as grandi et qui t’a donné envie de jouer du Heavy Metal, c’est Metallica. Donc si tu pouvais faire revenir  le Metallica de l’époque, ce serait génial ! Pouvoir choisir des groupes et ensuite l’époque, ce serait génial, donc ce serait un Metallica un peu plus ancien, ce serait plutôt cool.

C’est très intéressant ! Voici donc la dernière, la question la plus drôle maintenant : y a-t-il un plat auquel tu pourrais comparer la musique d’Insomnium ?
Ville : Peut-être quelque chose… Certainement pas la cuisine finlandaise, car elle est assez ennuyeuse et fade, il faudrait donc quelque chose qui offre des saveurs variées. Ce serait probablement des tapas espagnoles, ou ce genre de grand repas où l’on a 999 plats différents, avec plein de choses qui se passent, des saveurs variées et plein de choses à savourer. Je pense donc que ce serait une sorte de dîner à plusieurs plats. Et le style pourrait être espagnol, chinois ou français, mais en tout cas quelque chose d’intéressant.

D’accord, super ! Comme je l’ai dit, c’était ma dernière question, alors merci beaucoup pour ton temps, et le mot de la fin t’appartient !
Ville : Super ! Eh bien, merci beaucoup pour cette interview et ces questions intéressantes. Nous avons un concert prévu à Paris, mais nous jouerons probablement dans d’autres festivals et, avec un peu de chance, nous partirons en tournée pour pouvoir nous produire dans plusieurs villes, notamment à Paris, mais aussi ailleurs.
Merci beaucoup, Ville !

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