
Violence Only porte bien son nom.
Pour Braxton Keyser (chant), Rene Martinez (batterie), Mark Chandler (basse) et Andrew Mathews (guitare), l’EP Violence Only est une première marque dans le Brutal Death, avec l’aide de Comatose Music.

Strong Arm Beatdown propose immédiatement de la violence pure, de la brutalité et surtout un mix à la fois Old School et parfaitement produit signé Jeremiah Tuck (Human Infection, Satanic Panic…) qui frappe fort là où il faut et quand il le faut, renforçant sans mal les vagues d’agressivité promises par les riffs sans compromis. On retrouvera la touche technique dans les harmoniques, puis c’est avec un sample que débute Facial Deconstruction et son approche nettement plus groovy, proposant les palm-mutes propres au Brutal Death que l’on aime, et qui sait sévir avec justesse et là encore, sans aucune retenue. Les accélérations successives nous mènent à Warm Dissection qui reprend exactement là où son prédécesseur nous avait laissés, laissant la double pédale et la caisse claire agir de pair là où les autres musiciens nous offrent un son gras et saccadé au possible, puis c’est Victimized and Laughing qui enchaîne et nous moleste à son tour. Pas de surprise, le son reste exactement comme il l’était sur les morceaux précédents, c’est à dire ravageur et épais comme la tradition l’exige, que ce soit dans les moments rapides ou plus lents et groovy, mais Hatred for Humanity va venir en rajouter une couche pour refermer l’EP, non sans distiller sa propre vision de la sauvagerie organisée qu’incarne le groupe.
Quand un groupe s’appelle Violence Only, le doute n’est pas permis. Cinq titres, un gros quart d’heure de brutalité Old School, voilà ce qu’incarne Violence Only, un EP un peu court mais parfait pour prendre la mesure du groupe.
90/100