
Besotten vit.
Après une démo et un EP, le groupe américain formé par Garth Purkett (basse/chant), Patrick Sinn-Movilla (guitare/claviers) et Andy Osborn (batterie) sogne chez Transcending Obscurity Records et dévoile son premier album, Eye of the Monolithicrypt.

L’angoisse naît dès Mist of Decay, première composition inquiétante qui explose d’un coup, délivrant un Death/Doom poisseux et épais habité par des harmoniques sombres, des rugissements caverneux, mais surtout par une saturation abrasive qui nous piétine et change d’allure à son gré. On notera également quelques claviers plus doux en arrière-plan et une basse imposante ainsi que quelques accélérations bien senties, puis c’est Bathed in Insufferable Light qui prend le relai et nous impose son oppression violente. Le mélange apocalyptique laissera tout de même passer quelques leads enivrants pour nous permettre de respirer tout en restant happé par leur enfer sonore qui sera amené à ralentir tout en restant étouffant, même malsain lorsque les grognements morbides sont à l’oeuvre alors que le final nous proposera un petit instant de douceur avant de retrouver Cruentation. La composition signe le retour de l’agressivité brutale et sans merci tout en conservant un groove parfois un peu plus sec par moments, puis Storming the Cerebral Citadel lui emboîte le pas, dévoilant un véritable raz-de-marée de blast sur lequel s’installent les riffs lourds et ténébreux, mais aussi les vociférations qui continuent de nous matraquer jusqu’à ce que le titre cesse. La fin de l’album sera marquée par Bloodcairn, long morceau qui débute avec des touches mystérieuses et mystiques mais qui ne tarde pas à s’emballer à son tour et nous offrir une déferlante de rage cadavérique, mais aussi des leads assez travaillés, des passages bien plus lents et asphyxiants qui proposeront tout de même quelques sursauts avant un final bien plus doux et salvateur.
Pas de doute, chez Besotten, c’est la mort et la putréfaction qui guide leurs riffs ! On retrouve dans Eye of the Monolithicrypt tout ce qu’il y a de plus pesant et macabre, alternant destruction et lenteur pour faire de leur Death/Doom un énorme bloc d’oppression.
80/100